Contrefaçon de bouteilles Romanée-Conti : un faussaire russe condamné

15 mai 2017
Par 45
Le tribunal correctionnel de Dijon a condamné ce lundi un homme russe à deux ans de prison ferme et deux ans avec sursis pour avoir vendu en 2012 plus de 400 fausses bouteilles étiquetées "Romanée Conti". Le faussaire devra aussi payer des dommages et intérêts aux domaines viticoles.

Le tribunal correctionnel de Dijon a condamné ce lundi un homme russe à deux ans de prison ferme et deux ans avec sursis pour avoir vendu en 2012 plus de 400 fausses bouteilles étiquetées "Romanée Conti". Le faussaire devra aussi payer des dommages et intérêts aux domaines.

C'est le verdict d'un long procès dans lequel trois hommes comparaissaient : un homme russe et ses deux "complices" italiens, un père et son fils. Tous étaient accusés d'avoir écoulé, en 2012, plus de 400 bouteilles de vin bon marché, mais étiquetées "Romanée Conti Grand Cru". Le préjudice est estimé à plus de 2 millions d'euros.

La supercherie avait été repérée par le domaine qui avait porté plainte. Après plusieurs mois d'études de cette usurpation d'appellation et de délibération (voir), le verdict est tombé : la tête de réseau russe est condamnée à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Il devra également payer des dommages et intérêts : 100 000 ? à la Maison Serre, 4 000 ? à Wijncuriosa, 300 000 ? au domaine de la Romanée-Conti et 150 000 ? à la société Hedonism Drinks Limited.

Ses deux compères, déjà condamnés pour cette affaire par un tribunal italien, ont été relaxés.

Yoann Olid