Classement en ZRR : Ludovic Rochette s'inquiète pour l'attractivité en Côte-d'Or

11 avril 2017
Par 45
Une nouvelle cartographie des zones de revitalisation rurale (ZRR) va entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Le président de l'association des maires de Côte-d'Or s'inquiète de la suppression de ce statut pour 225 communes du département, ce qui pourrait porter un coup fatal à l'attractivité des territoires ruraux.

Une nouvelle cartographie des zones de revitalisation rurale (ZRR) va entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Le président de l'association des maires de Côte-d'Or s'inquiète de la suppression de ce statut pour 225 communes du département, ce qui pourrait porter un coup fatal à l'attractivité des territoires ruraux.

Le dispositif des zones de revitalisation rurale (ZRR) incite les entrepreneurs à s'installer dans des zones peu denses via des exonérations temporaires de charge1. Il a récemment été soumis à modification. Ainsi, dès le 1er juillet prochain, le classement des villages en ZRR sera fondé sur de nouveaux critères (densité de population et revenu par habitant), mais surtout pris en compte à l'échelle intercommunale, et non plus commune par commune.

De ce fait, plusieurs communes rurales de Côte-d'Or seront exclues :« de 402 actuellement, on passera à 215 (38 entrées et 225 sorties) » s'insurge Ludovic Rochette, président de l'association des maires de France en Côte-d'Or.

« Cette modification concerne plusieurs territoires de la Côte-d'Or, contredit d'autres dispositifs de revitalisation et s'ajoute à la remise en cause d'autres zonages, tels que les zones défavorisées simples (ZDS) de développement rural d'aide à l'agriculture»

L'AMF 21 a donc demandé le 8 avril dernier un rendez-vous avec la préfète de la Côte-d'Or pour débattre de ce nouveau dispositif et des conséquences pour le territoire.

Yoann Olid

1Les entreprises implantées en ZRR, peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d'une exonération de cotisations patronales d'assurances sociales et d'allocations familiales pour l'embauche du premier au cinquantième salarié. Cette exonération d'une durée maximale d'un an (à compter de la date d'embauche du salarié) est totale pour une rémunération horaire inférieure ou égale à 150 % du SMIC puis décroît de manière dégressive et s'annule pour une rémunération horaire égale ou supérieure à 240 % du SMIC.