François Rebsamen veut une cohalition avec Macron et fait grincer des dents

09 avril 2017
Par 45
Dans une tribune publiée dans le JDD, le maire de Dijon François Rebsamen explique vouloir soutenir Emmanuel Macron pour le premier tour de l'élection présidentielle, mais sous condition d'une coalition de gouvernement et pour les législatives. François Patriat, Macroniste de longue date, refuse ces "tractations d'arrière-boutiques".

Dans une tribune publiée dans le JDD, le maire de Dijon François Rebsamen explique vouloir soutenir Emmanuel Macron pour le premier tour de l'élection présidentielle, mais sous condition d'une coalition de gouvernement et pour les législatives. François Patriat, Macroniste de longue date, refuse ces "tractations d'arrière-boutiques".

? quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle (le 29 avril), et alors que les sondages sont durs pour le candidat de la Belle Alliance Populaire Benoît Hamon, certains socialistes se demandent comment survivre à cette élection, et éviter un second tour entre deux forces de droite.

Même s'il a donné son parrainage à Benoît Hamon, le maire socialiste de Dijon François Rebsamen n'avait jamais caché son plan B : un vote pour Emmanuel Macron. Ce dimanche, il l'a précisé dans une tribune du JDD : le Dijonnais est prêt à soutenir le candidat d'En Marche, mais à condition que l'ancien ministre de l'?conomie accepte une coalition de gouvernement et pour les législatives. En clair : un accord entre socialistes et macronistes pour former une majorité au gouvernement comme à l'assemblée.

Récemment démissionnaire du parti, ces propositions n'ont pas plus à François Patriat. L'ancien chef socialiste de la région Bourgogne, soutien local de la première heure à Emmanuel Macron, a expliqué au journal Le Bien Public ne pas vouloir de cet accord d'appareil et de ses "tractations d'arrière-boutique". Il assure que le mouvement En Marche marchera seul, et lancera un candidat propre sur chaque circonscription, notamment en Côte-d'Or.

Les prochaines semaines risquent encore d'être mouvementées.

 Yoann Olid