Greenpeace à Dijon : « Et si Total venait forer dans le Morvan ? »

01 avril 2017
Par 45
L'association Greenpeace profitera du 1er avril et de ses "poissons" ce samedi matin  à Dijon pour dénoncer l'énormité de certains projets de forage du pétrolier Total. Les militants ont imaginé un projet de forage... dans le Morvan.

L'association Greenpeace profitera du 1er avril et de ses "poissons" ce samedi matin  à Dijon pour dénoncer l'énormité de certains projets de forage du pétrolier Total. Les militants ont imaginé un projet de forage... dans le Morvan.

« Imaginez que Total vienne procéder à des forages pour trouver du pétrole à l'Ile Aucard, près de Tour, ou dans le Morvan ? ». Cette situation, aussi absurde soit-elle, va être mise en scène samedi, par les militants de Greenpeace, notamment à Tours, à l'occasion du traditionnel poisson d'avril. Les militants sensibiliseront la population à un cas bien réel : Total a des projets d'exploration pétrolière au large des côtes brésiliennes, à quelques kilomètres d'un récif corallien unique situé à l'embouchure de l'Amazone.

Dans une quinzaine de lieux comme à Dijon (Place Darcy), les militants, déguisés en cadre de Total, célébreront de faux projets de forage sur des sites naturels ou des emblèmes du patrimoine de leur département. « L'objectif de cette mise en scène du 1er avril est de dénoncer l'absurdité du projet de Total au Brésil » explique Nicolas Lemoine, responsable médias à Greenpeace Dijon. « Nous voulons interpeller les habitants. Comment réagiriez-vous si Total menaçait votre environnement proche ? ». Afin de soutenir la protection du récif de l'Amazone, les passants seront encouragés à signer une pétition.

Selon l'association, le récif de l'Amazone est déjà menacé par des projets d'exploration pétrolière menés par Total et BP. Ainsi, l'une des concessions du groupe pétrolier français est située à moins de 30km du récif. Greenpeace réclame donc l'arrêt de ces projets d'exploration en offshore ultra profond afin de ne pas exposer la région à des risques de fuites et de marées noires qui auraient des impacts irréversibles sur la biodiversité.

Y.O.