La Vie En Lucie : Vis ma vie de blogueuse dijonnaise

29 janvier 2017
Par 45
De nos jours, le monde de la mode n'est plus réservé à une élite. De plus en plus de jeunes internautes se font connaître en testant des produits et donnant leur avis. L'agglomération dijonnaise n'échappe pas à la règle, avec plusieurs blogueuses qui tentent de percer. Rencontre avec l'une d'elle : Lucie Rawinski, pseudo : La Vie en Lucie.

De nos jours, le monde de la mode n'est plus réservé à une élite. De plus en plus de jeunes internautes se font connaître en testant des produits et donnant leur avis. L'agglomération dijonnaise n'échappe pas à la règle, avec plusieurs blogueuses qui tentent de percer. Rencontre avec l'une d'elle : Lucie Rawinski, pseudo : La Vie en Lucie.

Depuis 4 ans, la vie de Lucie ne se résume plus uniquement à trainer avec ses copines et arpenter les salles de l'université de Dijon. Pour cette jeune blogueuse dijonnaise, le quotidien rime aussi avec maquillage, habits,  photos Instragram, textes de blog et vidéos postées sur YouTube.

Passionnée depuis toujours par la mode et la beauté, elle se lance sans grande prétention en 2013 en publiant ses avis sur les produits de beauté qu'elle vient d'acheter. Depuis, cette Dijonnaise grimpe doucement, mais sûrement. Dans cet univers internet dont l'exemple le plus connu est la youtubeuse EnjoyPhoenix, la popularité se compte en "follower", en nombre de personnes qui suivent la blogueuse au quotidien. Lucie en compte 23 000 sur Instagram, 16 000 sur YouTube et près de 5000 amis sur Facebook. « Aujourd'hui, j'ai décidé d'essayer d'en vivre et j'ai réorienté mes études dans cette voie. Je veux travailler pour une marque » explique la blogueuse.

Cette explosion des blogs et des tutos beauté en vidéo, renforcée par l'émergence des réseaux sociaux, les marques l'ont bien remarquée. « Dès qu'on commence à être suivie par un grand nombre d'internautes, qu'on est jugée influente, les marques nous sollicitent pour tester gratuitement leur produit ». Ce déclic, Lucie l'a remarqué une fois la barre de 10 000 abonnés dépassée. Et si certaines blogueuses « mentent pour l'argent», la Dijonnaise veut garder une certaine éthique « Hors de question de signer un contrat ou partenariat m'obligeant à ne dire que du bien d'un produit. Je préviens dès le début. Mais les marques préfèrent souvent simplement qu'on parle d'elles, même si c'est en mal.»

Comme des milliers d'autres blogueuses, Lucie Rawinski se dévoue presque entiérement à sa passion, avec le risque que tout s'écroule si elle perd son influence ou que la mode s'essouffle. « J'ai la chance de m'être lancée tôt lorsque ce n'était pas encore la mode. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus concurrentiel » explique celle qui assure aussi qu'il est possible de vivre entièrement de cette activité, soit via des articles sponsorisés (financés) pour parler d'un produit, soit via l'obtention d'un pourcentage des achats qu'elle aura générés depuis son blog.

Pour l'instant, Lucie n'a pas le droit de facturer ses "prestations" puisqu'il faut un statut d'autoentrepreneur. « Je suis payée en carte-cadeau. ?a ne remplit pas mon frigo d'étudiante, mais je n'achète quasiment plus de maquillage ou de vêtement.»

? toutes celles qui voudraient se lancer dans l'aventure, elle explique que la vie de blogueuse n'est pas un long fleuve tranquille : « J'y passe 5 heures par jour et tous mes week-end. Sans jamais décrocher. Il faut être bonne en orthographe, en montage vidéo, savoir s'exprimer et gérer son réseau, ses followers, ses publications. ?a ne se fait pas comme ça et le risque est de ne pas s'adpater à ce monde qui change. C'est pour ça que je poursuis mes études à côté».

Lucie Rawinski se tourne désormais vers des études en marketing et communication de marque, qui devraient lui permettre d'augmenter encore un peu plus ses connaissances dans ce domaine, devenu en quelques années, une branche forte de la communication d'entreprises jusque dans les rues de la Cité des Ducs, et les esprits des jeunes-filles.

Yoann Olid