Ecoles Maternelles : le coup de gueule des ATSEM

13 décembre 2016
Par 45
Ce mercredi 14 décembre, les auxiliaires en écoles maternelles un peu partout en France appelle à une journée symbolique de lutte pour une meilleure reconnaissance de leur statut. Véritable "couteau suisse" de l'établissement, elles dénoncent un épuisement depuis la réforme des rythmes scolaires.

Ce mercredi 14 décembre, les auxiliaires en écoles maternelles un peu partout en France appelle à une journée symbolique de lutte pour une meilleure reconnaissance de leur statut. Véritable "couteau suisse" de l'établissement, elles dénoncent un épuisement depuis la réforme des rythmes scolaires.

Elles assurent l'hygiène des plus petits, animent  le temps périscolaire, font la cantine, donnent à manger, jouent les animateurs, secondent l'enseignant, surveillent la sieste, habillent les enfants dans les écoles maternelles... 

Ce mercredi 14 décembre, ces femmes à tout faire, les ATSEM (Agent Territoriale Spécialisés des Ecoles Maternelles) poussent un coup de gueule partout en France, sous l'égide d'un nouveau collectif, les ATSEM de France et de la CGT.  

« On est trop souvent vu comme celle qui fait tout, qui doit toujours dire « oui » sous peine de se le voir reprocher, même si ce n'est pas son travail ou tout simplement par manque de temps. Dans le même temps, nous sommes fonctionnaires en catégorie C, payées au SMIC, et sans évolution de carrière possible...» souffle la côte-d'orienne Séverine Belin. Ces conditions ont été détaillées dans un rapport remis à la ministre de la Fonction Publique Annick Girardin, et étudié ce 14 décembre

Depuis une semaine, une pétition a été lancée sur le site Change.org. Elle a reçue plus de 600 soutiens pour demander :

  • - une réévaluation indemnitaire
  • - une clarification de leur statut
  • - une réelle solution à la problématique de double hiérarchie ?ducation Nationale / Collectivités
  • - de la formation professionnelle tout au long de la carrière
  • - un déroulement de carrière avec la possibilité d'intégrer la catégorie B
  • - la reconnaissance de la pénibilité du travail

Une fois les 1000 signatures récoltées, la pétition sera envoyée à la Ministre ainsi qu'à la municipalité de Dijon.

Yoann Olid