Cité de la gastronomie : La guerre des cinémas à Dijon

01 septembre 2016
Par 45
Le quotidien Le Bien Public dévoile ce jeudi la composition du complexe de cinéma dans la future cité de la Gastronomie à Dijon, avec un côté grand public, et des salles art-et-essai. Une bonne nouvelle pour le cinéma d'auteur, moins pour les cinémas du centre-ville dijonnais.

Le quotidien Le Bien Public dévoile ce jeudi la composition du complexe de cinéma dans la future cité de la Gastronomie à Dijon, avec un côté grand public, et des salles art-et-essai. Une bonne nouvelle pour le cinéma d'auteur, moins pour les cinémas du centre-ville dijonnais.

La présence d'un complexe de cinéma dans le projet de Cité de la Gastronomie avait déjà fait beaucoup de bruit. Ce jeudi, alors que le journal Le Bien Public dévoile le détail et le nom des gérants des futures salles, le ton reste de monter encore d'un cran.

La Cité, placée sur l'ancien site de l'hôpital général, accueillera finalement un complexe inédit en France, mêlant deux structures : un cinéma grand public appelé Ciné Ducs et un autre orienté art et essai : Supernova. Ce dernier sera tenu par un collectif de salariés de l'Eldorado, cinéma pourtant en difficulté à Dijon, et le premier par le groupe Ciné Alpes, qui détient notamment le cinéma Le Devosges et surtout le cinéma Cap-Vert de Dijon Quetigny.

Si le Devosges devrait fermer logiquement ses portes lors de l'ouverture de ce nouveau complexe, pour y envoyer ses clients, deux autres cinémas sont dans l'inconnu : Le cinéma Darcy (sur la place Darcy) et l'Olympia (à proximité de la Gare). Tous deux sont tenus par Sylvie Massu, qui annonce d'ores et déjà qu'elle déposera un recours contre l'installation de ces cinémas. « Soit on ferme, soit tout le monde vivote » affirme la gérante dans les colonnes du journal. « J'ai du mal à comprendre pourquoi la Ville, qui a soutenu la création de l'Olympia en 2007, balaye maintenant cela d'un revers de main » demande Sylvie Massu, qui pointe aussi du doigt le monopole sur l'agglomération qu'aurait alors Ciné Alpes pour les diffusions de films grand public en cas d'installation.

Le combat ne semble faire que commencer.

Y.O.