Récéption des élus au Conseil Départemental : La CGT 21 rectifie ses chiffres

13 juillet 2016
Par 45
Après avoir dénoncé le chèque de 365 000 ? dépensé par le Conseil Départemental pour la réception des élus de Côte-d'Or, la CGT 21 a rectifié plusieurs informations ce mercredi, puisque des erreurs se sont glissées dans les chiffres. Mais pour les syndiqués, le problème reste le même.

Après avoir dénoncé le chèque de 365 000 ? dépensé par le Conseil Départemental pour la réception des élus de Côte-d'Or, la CGT 21 a rectifié plusieurs informations ce mercredi, puisque des erreurs se sont glissées dans les chiffres. Mais pour les syndiqués, le problème reste le même.

«Oui, il y a eu un chassé-croisé dans les informations chiffrées, nous nous devons de rectifier» concède le secrétaire général de la CGT du Conseil Départemental.

Si la somme de 365 000 ? existe bien dans les comptes, elle ne concerne pas la réception des maires de Côte-d'Or sur le site de l'aéroclub de Darois cette année, mais représente en fait la somme globale dépensée par le Conseil Départemental en 2015 pour l'ensemble des réceptions, fêtes et cérémonies organisées dans l'année. «On est même plus proche des 400 000 ?» confie Pierre Walterspieler

Le coût de la réception des 800 élus du département cette année n'est pas encore connu. Mais déjà la CGT dénonce les éventuels résultats. « On nous parle de 30 ? par tête. Même si tous les élus ne sont pas venus, partons sur 600 invités. 30? pour un buffet et du vin à volonté, cela nous parait peu. Pour 2015, la récéption avait couté 160 000 ? »

Plus que la réelle valeur des chiffres, la CGT persiste dans le message qu'elle a souhaité véhiculer lors de la publication de son premier communiqué : « Ce que nous dénonçons, ce n'est pas tant la somme que la politique qu'elle suppose : une politique de communication à tout va, de dépense pour des réceptions en grande pompe quand on nous refuse le moindre centime pour nos revendications et qu'on nous donne l'excuse des restrictions budgétaires. Il faut que les gens s'en rendent compte.»

Yoann Olid