BA 102 Dijon/Longvic : Les derniers militaires font leurs valises

29 juin 2016
Par 45
La base militaire aérienne 102, installée depuis plus de 100 ans à Longvic, ferme officiellement ses portes ce jeudi 30 juin. Les 700 derniers militaires vont quitter les lieux, laissant quand même quelques services en fonctionnement. D'ici l'automne, les locaux accueilleront une nouvelle école de gendarmerie.

La base militaire aérienne 102, installée depuis plus de 100 ans à Longvic, ferme officiellement ses portes ce jeudi 30 juin. Les 700 derniers militaires vont quitter les lieux, laissant quand même quelques services en fonctionnement. D'ici l'automne, les locaux accueilleront une nouvelle école de gendarmerie.

Le clap de fin est pour aujourd'hui. Après 102 ans d'existence, la BA 102 Dijon/Longvic va voir ses dernières troupes quitter officiellement les lieux ce jeudi 30 juin. Le drapeau de la BA 102 va être descendu une dernière fois de son mât à l'occasion d'une cérémonie, sans jamais remonter dans le ciel longvicien.

Annoncé depuis 2 ans, le plan de restructuration de l'armée a en effet condamné les forces aériennes dijonnaises à être amoindries et déplacées sur d'autres bases.

C'est donc une page qui se tourne dans l'histoire entre l'armée et l'agglo dijonnaise : au plus fort de son activité, la base abritait jusqu'à 2500 militaires (militaires, commandements, aviateurs, mécaniciens, parachutistes, opérateurs...), impliquant également une activité commerciale importante autour de Longvic, Ouges et Dijon.

Presque tous seront partis dès demain. Ne resteront qu'une soixantaine de personnes, du service  BARAA, le bureau des archives de l'armée de l'air et du service de maintenance, pour assurer le fonctionnement des appareils (radar, communication) qui resteront actifs jusqu'en 2017.

Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé en juillet 2015 avoir choisi d'implanter sur ce site de la BA 102 désormais vite : une école de gendarmerie (voir article).

Les premiers élèves arriveront au printemps 2017, même si le contingent ne sera jamais aussi important que lors de l'existence de la base militaire.

Yoann Olid