Intempéries : le tourisme côte-d'orien aussi a souffert

06 juin 2016
Par 45
Après un premier trimestre florissant sur le plan du tourisme en Côte-d'Or, la météo des mois d'avril et de mai pousse Côte-d'Or Tourisme à émettre de sérieuses réserves sur les prochains chiffres du tourisme sur le territoire. Mais « la priorité reste la sécurité des habitants » assure la présidente.

Après un premier trimestre florissant sur le plan du tourisme en Côte-d'Or, la météo des mois d'avril et de mai pousse Côte-d'Or Tourisme à émettre de nombreuses réserves sur les prochains chiffres du tourisme sur le territoire. Mais la priorité reste la sécurité des habitants assure la présidente.

En avril dernier, les équipes de Côte-d'Or Tourisme avaient le sourire : le nombre de nuitées et de réservations avait fait un joli bond sur le territoire : + 5% (+4,9%) pour le premier trimestre 2016. Oubliés la morosité et la peur des attentats, le moral était revenu.

Mais le bonheur aura été de courte durée. En avril et mai, le soleil s'est caché derrière de nombreux nuages, quand ces derniers ont amené quantité de pluie.
En point d'orgue : les pluies torrentielles de la fin du mois de mai ont entraîné des fermetures de routes, des inondations et l'annulation de plusieurs événements en extérieur.

? l'heure de faire le bilan de ce nouveau trimestre, la présidente de Côte-d'Or Tourisme Marie-Claire Bonnet-Vallet ne se fait guère d'illusion : « On s'attend évidemment à une baisse conséquente. La météo a entraîné notamment pas mal d'annulation des séjours courts ou de dernières minutes, prévus le lundi pour le vendredi... en majorité des Français donc.»

Les Français, c'est ceux-là même qui avaient connu en début d'année une forte augmentation dans la proportion de touriste en Côte-d'Or.

Mais le tourisme attendra. Marie-Claire Bonnet-Vallet reprend vite sa casquette de vice-présidente du Conseil Départemental de la Côte-d'Or pour rappeler que l'importance est avant-tout la protection des Côte-d'Oriens : « Notre priorité n'est plus le tourisme à ce moment-là. Il s'agit pour les services du département de pouvoir assurer la sécurité des voies et des habitations du territoire. Sans régler ce problème, le tourisme ne peut de toute façon pas se développer».

Reste qu'entre les dégâts dans les vignes, les crues et les inondations, la baisse de la fréquentation quasi-inévitable, ces deux mois d'avril et de mai auront été moroses pour le département. Beaucoup doivent croiser les doigts pour que l'été revienne... enfin.

Yoann Olid

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