La manifestation anti-loi El Khomri dégénère à Dijon

29 avril 2016
Par 45
Comme dans beaucoup d'autres villes en France, la manifestation contre la loi El Khomri organisée ce jeudi à Dijon a dégénéré dans les rues du centre-ville. Des casseurs ont infiltré le cortège d'un millier de personne pour tagguer des bâtiments et des voitures, détruire des vitrines et même agresser des automobilistes Des actes qui décrédibilisent le mouvement selon les élus dijonnais.

Comme dans beaucoup d'autres villes en France, la manifestation contre la loi El Khomri organisée ce jeudi à Dijon a dégénéré dans les rues du centre-ville. Des casseurs ont infiltré le cortège d'un millier de personne pour tagguer des bâtiments et des voitures, détruire des vitrines et même agresser des automobilistes

Il n'aura fallu parcourir que quelques mètres au départ de la place de la Libération pour comprendre que cet énième rassemblement contre la loi travail de la ministre El Khomri allait dégénérer. Devant les premières enseignes de banques sur le chemin, les slogans anti-loi travail sont vite remplacés par une fronde anticapitaliste. Des jeunes cagoulés sortent confettis et bombe de peinture pour saccager les devantures avec des noms d'oiseaux et des symboles anarchistes.

Les organisations syndicales qui avaient réussi à mobiliser près d'un millier de personnes n'arrivent pas à calmer les excités du cortège qui s'en prennent ensuite au symbole américain du capitalisme : L'enseigne Macdonalds, elle aussi taguée. Tout le long du trajet, différentes enseignes vont être victime de dégradations plus ou moins importantes.
« Le mouvement est totalement décrédibilisé par ces dégradations» soulignent tour à tour les élus dijonnais sur Twitter.


Arrivés sur la place Wilson, les casseurs décident d'entamer leur «nuit debout» par un blocage de plusieurs bus et de véhicules. Quelques explications fusent avec des automobilistes, certains sont chahutés.
La même tension s'est fait sentir ce jeudi dans d'autres villes de France. Paris, Rennes ou encore Lyon ont été elles aussi le théâtre d'affrontements entre les casseurs et les forces de l'ordre. 24 policiers ont été blessés dont 3 grièvement. 124 personnes ont été interpellées en marge de ces évènements, qui n'ont plus de manifestations anti loi travail que le nom.

Yoann Olid