Conseil Régional : Nouvelle charge contre la hausse des indemnités des élus

09 mars 2016
Par 45
Alors qu'une nouvelle session du Conseil Régional Bourgogne Franche-Comté doit avoir lieu le 18 mars prochain, le collectif Nous Citoyens a adressé une lettre à la présidente de la nouvelle région Marie-Guite Dufay, pour lui demander d'inscrire à l'ordre du jour la question de la hausse des indemnités des élus, votée en janvier dernier.

Alors qu'une nouvelle session du Conseil Régional Bourgogne Franche-Comté doit avoir lieu le 18 mars prochain, le collectif Nous Citoyens a adressé cette semaine une lettre à la présidente de la nouvelle région Marie-Guite Dufay.

Dans cette dernière, le collectif demande à la Franc-Comtoise d'inscrire à l'ordre du jour de la prochaine session un nouveau vote sur la hausse des indemnités des élus régionaux.

Votée en janvier dernier, cette augmentation généralisée de 20 % des indemnités des élus régionaux étaient très mal passée auprès des administrés. La présidente s'était défendue en mettant en avant le caractère "mécanique" de cette hausse puisque les nouveaux élus auraient plus de territoire à gérer avec la fusion des deux régions Bourgogne et Franche-Comté.

La majorité avait d'ailleurs assuré quelques jours après le vote qu'elle ne reviendrait pas sur sa décision (voir article). En février dernier, une pétition réunissant plusieurs milliers de signataires et de doléances était remise en main propre à Marie-Guite Dufay.(voir article)

Si la présidente ne "s'interdit pas de revenir sur la hausse", rien n'assure pour l'instant que la question sera à l'ordre du jour le 18 mars prochain.

Le Collectif Nous Citoyens en Bourgogne Franche-Comté a donc profité de la proximité de cette nouvelle session pour rappeler que la colère gronde. Signée du délégué régional Yves Quemeneur, la lettre charge la présidente :  «Vous avez démontré que vous n'étiez pas solidaire. Alors que près de 10 millions de nos compatriotes sont sans emploi ou des travailleurs pauvres, que le pouvoir d'achat des retraités ne cesse de se détériorer, vous augmentez le vôtre de 20%. Vous avez démontré que vous n'étiez pas responsable. Les contraintes budgétaires imposent, comme dans une entreprise qui voit son chiffre d'affaires baisser, de baisser les coûts. Dans une PME, cette baisse des coûts passe prioritairement par une baisse de la rémunération des dirigeants. Vous avez démontré que les citoyens ne peuvent plus faire confiance à une classe politique qui met les doigts dans le pot de confiture depuis plus de 40 ans»

Yoann Olid