INSEE : Les entrepreneurs aiment s'installer dans l'agglomération du Grand Dijon

20 décembre 2015
Par 45
En marge du Conseil Communautaire de jeudi, le président du Grand Dijon François Rebsamen s'est vu présenté une étude de l'INSEE sur l'attractivité de l'agglomération par rapport à 11 autres agglomérations du même type en France. Si le Grand Dijon attire bien les entrepreneurs et les entreprises, sa position géographique l'empêche d'attirer des capitaux issus des loisirs et du tourisme.

En marge du Conseil Communautaire de jeudi, le président du Grand Dijon François Rebsamen s'est vu présenté une étude de l'INSEE sur l'attractivité de l'agglomération par rapport à 11 autres agglomérations du même type en France.

Se basant sur les installations sur le territoire d'entreprises ou de personnes venant de l'éxtérieur entre 2010 et 2012, l'étude a comparé ces mouvements avec ceux des agglomérations de 200 000 à 300 000 habitants, situées approximativement à deux heures maximum de Paris : Angers, Caen, Dunkerque, Lens, Le Mans, Metz, Nancy, Orléans, Reims, Tours et Besançon.

Le premier résultat confirme l'intêret de l'agglomération pour les entrepreneurs et les actifs qualifiés, ainsi que pour les entreprises dont le siège social est à l'extérieur mais qui souhaitent se développer. Chaque année, c'est près de 2000 emplois qui sont créés par ses implantations d'antennes, de personnes ou d'entreprises venant de l'extérieur. En moyenne, l'agglomération se classe entre la 3e et la 4e position dans les diffèrents classements concernant l'attractivité économique productive.Insee étude attractivté agglomération Dijon

Un résultat que le Grand Dijon ne boudera pas car la communauté urbaine a plus de mal à attirer des richesses déjà produites et qui pourraient être consommées ici. Ainsi, l'INSEE note que la région n'attire que peu les retraités aisés, plus enclin à s'installer durablement dans le sud. "Il nous manque le soleil" sourit le président François Rebsamen. 

"Le soleil... et la mer, ou un pays frontalier", le corrige le directeur de l'INSEE Moîse Mayo, qui démontre que le Grand Besançon, par sa proximité avec la Suisse, attire bien plus d'actifs "résidentiels". Si sa position géographique lui joue des tours, reste que le Grand Dijon n'est pas dernier dans ce classement, et ce, grace à ses bons résultats dans l'hôtellerie, avec un taux d'occupation des chambres record chaque année de près de 60%. En clair, les touristes viennent, mais ne s'installent pas durablement. 

Le tourisme reste un des axes de développement pour l'agglomération, assure Rebsamen, qui conclue en confiant qu'il faut collaborer avec le Grand Besançon pour que les deux régions profitent chacune des intêrets de l'autre.

Yoann Olid

 

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