Agenda

Bourse RETROC ARBRACAM

Bourse d’échanges motos autos anciennes, classiques, youngtimers ainsi que pièces détachées, objets publicitaires, miniatures, plaques emmaillées, porte-clefs, pins, vêtements et tout ce qui est en rapport avec la locomotion.Un emplacement  de 5m gratuit par exposant puis 1€ (euro) le mètre supplémentaire, caution de 20€ (euros) restituée aux exposants qui reste jusqu’ à 16h et emplacement rendu propre. Entrée 2 € (euros) Gratuit pour les moins de13 ans.Accès adapté aux personnes à mobilité réduite. Boutique club ARBRACAM, TERROTRestauration sur place, boissons, frites, sandwichs, grillages.Contact :Tél : 06 21 48 10 06  Patrick.gevrey@dbmail.comTél : 06 74 33 20 25  nsso2-rgst@orange.frOrganisateur : ARBRACAM Dijon Possibilité d’exposer motos, autos.

Bourse d’échanges motos autos anciennes, classiques, youngtimers ainsi que pièces détachées, objets publicitaires, miniatures, plaques emmaillées, porte-clefs, pins, vêtements et tout ce qui est en rapport avec la locomotion.

Un emplacement  de 5m gratuit par exposant puis 1€ (euro) le mètre supplémentaire, caution de 20€ (euros) restituée aux exposants qui reste jusqu’ à 16h et emplacement rendu propre.

 

Entrée 2 € (euros) Gratuit pour les moins de13 ans.

Accès adapté aux personnes à mobilité réduite.

 

Boutique club ARBRACAM, TERROT

Restauration sur place, boissons, frites, sandwichs, grillages.

Contact :

Tél : 06 21 48 10 06  Patrick.gevrey@dbmail.com

Tél : 06 74 33 20 25  nsso2-rgst@orange.fr

Organisateur : ARBRACAM Dijon

Possibilité d’exposer motos, autos.

06 octobre 2019

Pelléas et Mélisande - Debussy

Il est des œuvres qui passent telles des météores dans le ciel musical : sans antécédents véritables, sans faire école, sans concessions au goût et aux habitudes de leur temps, à contre-courant de tous les codes et de toutes les attentes d’un public. Sans aucun doute, Pelléas et Mélisandede Debussy, créée à Paris en 1902, fait-elle partie de ces partitions fascinantes dont la singularité-même est porteuse des ferments de l’avenir.Au cœur d’une forêt profonde, le prince Golaud découvre une jeune femme mystérieuse, en pleurs près d’une fontaine. Elle ne lui dit que son nom, Mélisande, mais accepte de le suivre au château d’Arkel, le vieux roi d’Allemonde, où elle l’épouse. Dans cette bâtisse vieille et froide, où le soleil ne pénètre jamais et où la tristesse semble suinter des murs mêmes, une étrange complicité naît entre la jeune épouse et son beau-frère Pelléas, jeune homme rêveur qui lui apporte un peu de lumière. Sous le regard absent du vieux Roi, le destin resserre peu à peu les fils de la tragédie…Dans cette production présentée en 2017 au Théâtre des Champs-Elysées en coproduction avec l’Opéra de Dijon, le metteur en scène — et administrateur général de la Comédie Française — Eric Ruf imagine un monde à la mesure de ce chef-d’œuvre où les passions humaines apparaissent sous leur voile le plus noir et suffocant. Sans rédemption finale ?

Il est des œuvres qui passent telles des météores dans le ciel musical : sans antécédents véritables, sans faire école, sans concessions au goût et aux habitudes de leur temps, à contre-courant de tous les codes et de toutes les attentes d’un public. Sans aucun doute, Pelléas et Mélisandede Debussy, créée à Paris en 1902, fait-elle partie de ces partitions fascinantes dont la singularité-même est porteuse des ferments de l’avenir.

Au cœur d’une forêt profonde, le prince Golaud découvre une jeune femme mystérieuse, en pleurs près d’une fontaine. Elle ne lui dit que son nom, Mélisande, mais accepte de le suivre au château d’Arkel, le vieux roi d’Allemonde, où elle l’épouse. Dans cette bâtisse vieille et froide, où le soleil ne pénètre jamais et où la tristesse semble suinter des murs mêmes, une étrange complicité naît entre la jeune épouse et son beau-frère Pelléas, jeune homme rêveur qui lui apporte un peu de lumière. Sous le regard absent du vieux Roi, le destin resserre peu à peu les fils de la tragédie…

Dans cette production présentée en 2017 au Théâtre des Champs-Elysées en coproduction avec l’Opéra de Dijon, le metteur en scène — et administrateur général de la Comédie Française — Eric Ruf imagine un monde à la mesure de ce chef-d’œuvre où les passions humaines apparaissent sous leur voile le plus noir et suffocant. Sans rédemption finale ?

06 novembre 2019

Les Châtiments - Pauset

La Trilogie des Châtiments : c’est sous ce titre que Kafka avait souhaité réunir trois des textes publiés de son vivant, qui sont restés des moments-clés de son œuvre et représentent chacun une troublante anticipation de questions actuelles : Le Verdict, La Métamorphose et Dans la Colonie pénitentiaire. Trois textes qui redistribuent à chaque fois de manière différente la grande équation kafkaïenne où les fils timides sont soumis aux pères puissants et actifs, jusqu’au règlement des comptes et à la consommation finale.Pour cette commande de l’Opéra de Dijon présentée en création mondiale, le compositeur Brice Pauset a choisi de s’écarter de la tradition kafkaïenne française pour revenir aux sources de la lecture germano-tchèque de l’écrivain. En faisant droit notamment à un aspect essentiel de son œuvre : l’humour. Si ses textes prennent souvent un aspect prophétique quant au devenir de notre humanité, ils sont aussi imprégnés d’une force comique souvent décapante et ravageuse, où le burlesque et les slapsticks contribuent à désaxer toujours plus un monde sur la bascule. Dirigés par Emilio Pomarico et mis en scène par David Lescot, Les Châtiments offrent une plongée musicale et théâtrale dans l’univers hors norme d’un des écrivains les plus fascinants du XXe siècle — et nous renvoient ainsi le miroir de nos propres contradictions.

La Trilogie des Châtiments : c’est sous ce titre que Kafka avait souhaité réunir trois des textes publiés de son vivant, qui sont restés des moments-clés de son œuvre et représentent chacun une troublante anticipation de questions actuelles : Le Verdict, La Métamorphose et Dans la Colonie pénitentiaire. Trois textes qui redistribuent à chaque fois de manière différente la grande équation kafkaïenne où les fils timides sont soumis aux pères puissants et actifs, jusqu’au règlement des comptes et à la consommation finale.

Pour cette commande de l’Opéra de Dijon présentée en création mondiale, le compositeur Brice Pauset a choisi de s’écarter de la tradition kafkaïenne française pour revenir aux sources de la lecture germano-tchèque de l’écrivain. En faisant droit notamment à un aspect essentiel de son œuvre : l’humour. Si ses textes prennent souvent un aspect prophétique quant au devenir de notre humanité, ils sont aussi imprégnés d’une force comique souvent décapante et ravageuse, où le burlesque et les slapsticks contribuent à désaxer toujours plus un monde sur la bascule. 

Dirigés par Emilio Pomarico et mis en scène par David Lescot, Les Châtiments offrent une plongée musicale et théâtrale dans l’univers hors norme d’un des écrivains les plus fascinants du XXe siècle — et nous renvoient ainsi le miroir de nos propres contradictions.

12 février 2020

Macbeth - Verdi

Sur la lande, après la bataille, trois sorcières apparaissent à Macbeth, et le saluent comme roi d’Ecosse. Désormais obsédé par l’oracle, le fidèle Macbeth rêve du trône et, poussé par l’ambition sans borne de son épouse, se résout à l’irréparable : une nuit, il assassine son souverain et ami et se fait lui-même couronner. Le meurtre appelle le meurtre : pour maintenir un pouvoir illégitime, pour réduire au silence la suspicion, pour noyer la culpabilité qui le ronge et faire taire les spectres qui le hantent, Macbeth tue. Entouré d’une folie grandissante, en proie à la paranoïa des tyrans, Macbeth s’enfonce dans le crime jusqu’à ce que le sang répandu le submerge et que les forêts se mettent en marche sous ses yeux.Avec le premier de ses trois opéras shakespeariens, Verdi met désormais au centre de sa dramaturgie les passions tragiques vécus par des individus hors normes, et se fait l’écho scrupuleux, attentif et empathique des émotions et des ressorts psychologiques de ses personnages, positifs ou négatifs, pour nous les faire partager avec une profonde humanité. C’est au jeune chef italien Sebastiano Rolli et à la metteuse en scène Nicola Raab qu’il reviendra de donner corps à cette histoire « pleine de bruit et de fureur » où l’homme, une fois encore, se prend aux rets de ses propres turpitudes.

Sur la lande, après la bataille, trois sorcières apparaissent à Macbeth, et le saluent comme roi d’Ecosse. Désormais obsédé par l’oracle, le fidèle Macbeth rêve du trône et, poussé par l’ambition sans borne de son épouse, se résout à l’irréparable : une nuit, il assassine son souverain et ami et se fait lui-même couronner. Le meurtre appelle le meurtre : pour maintenir un pouvoir illégitime, pour réduire au silence la suspicion, pour noyer la culpabilité qui le ronge et faire taire les spectres qui le hantent, Macbeth tue. Entouré d’une folie grandissante, en proie à la paranoïa des tyrans, Macbeth s’enfonce dans le crime jusqu’à ce que le sang répandu le submerge et que les forêts se mettent en marche sous ses yeux.

Avec le premier de ses trois opéras shakespeariens, Verdi met désormais au centre de sa dramaturgie les passions tragiques vécus par des individus hors normes, et se fait l’écho scrupuleux, attentif et empathique des émotions et des ressorts psychologiques de ses personnages, positifs ou négatifs, pour nous les faire partager avec une profonde humanité. 

C’est au jeune chef italien Sebastiano Rolli et à la metteuse en scène Nicola Raab qu’il reviendra de donner corps à cette histoire « pleine de bruit et de fureur » où l’homme, une fois encore, se prend aux rets de ses propres turpitudes.

22 mars 2020

Alcina - Haendel

Londres, 1735 : après une année terrible pendant laquelle Haendel se voit contesté sur ses propres terres lyriques londoniennes par une troupe soutenue par le propre fils du Roi  — et où règnent deux virtuoses de la nouvelle école italienne, Porpora et le castrat Farinelli —, Alcinamarque le grand retour du compositeur saxon au firmament de l’opéra et lui fait prendre une revanche éclatante sur ses concurrents. Eclatante tant d’un point de vue artistique — l’opéra est un des plus réussis du compositeur — que commercial, puisque l’œuvre totalisera le chiffre remarquable de 23 représentations. Tiré du Roland furieux de l’Arioste, Alcinamet en scène l’amante et guerrière Bradamante qui, masquée sous les traits du chevalier Ricciardo, vient sortir celui qu’elle aime, Roger, des griffes amoureuses de la fée maléfique Alcina. Circulation continue et multiforme des désirs — Oronte aime Morgane, qui aime Ricciardo, qui en réalité est Bradamante et aime d’un véritable amour Roger, qui lui-même aime d’un amour fallace Alcina —, retournements amoureux et découverte progressive et initiatique de ses sentiments réels et profonds sont au cœur d’un opéra qui fait la part belle au fantastique et au merveilleux. Et réussit la gageure, à travers un des personnages musicalement les mieux servis du compositeur, à nous faire partager la passion impérieuse, l’ire, le désespoir et l’abattement dans la défaite d’une sorcière amoureuse dont les sortilèges se déploient jusque dans le souvenir qu’elle nous laisse.

Londres, 1735 : après une année terrible pendant laquelle Haendel se voit contesté sur ses propres terres lyriques londoniennes par une troupe soutenue par le propre fils du Roi  — et où règnent deux virtuoses de la nouvelle école italienne, Porpora et le castrat Farinelli —, Alcinamarque le grand retour du compositeur saxon au firmament de l’opéra et lui fait prendre une revanche éclatante sur ses concurrents. Eclatante tant d’un point de vue artistique — l’opéra est un des plus réussis du compositeur — que commercial, puisque l’œuvre totalisera le chiffre remarquable de 23 représentations. 

Tiré du Roland furieux de l’Arioste, Alcinamet en scène l’amante et guerrière Bradamante qui, masquée sous les traits du chevalier Ricciardo, vient sortir celui qu’elle aime, Roger, des griffes amoureuses de la fée maléfique Alcina. Circulation continue et multiforme des désirs — Oronte aime Morgane, qui aime Ricciardo, qui en réalité est Bradamante et aime d’un véritable amour Roger, qui lui-même aime d’un amour fallace Alcina —, retournements amoureux et découverte progressive et initiatique de ses sentiments réels et profonds sont au cœur d’un opéra qui fait la part belle au fantastique et au merveilleux. Et réussit la gageure, à travers un des personnages musicalement les mieux servis du compositeur, à nous faire partager la passion impérieuse, l’ire, le désespoir et l’abattement dans la défaite d’une sorcière amoureuse dont les sortilèges se déploient jusque dans le souvenir qu’elle nous laisse.

15 avril 2020

Songs - Johnson /Locke / Lawes / Blow / Purcell

De 1630 à 1690, que se passe-t-il en Angleterre ? Tandis qu’en Italie est né et se développe un nouveau genre, l’opéra, qui s’apprête à prendre d’assaut l’Europe continentale, la vie musicale outre-Manche voit la grande floraison d’une autre forme d’art vocal et, de plus en plus, dramatique : les songs. Au début du xviie siècle, sur le modèle des recherches italiennes des Caccini et Monteverdi, s’élabore progressivement la monodie accompagnée anglaise, qui, insularité — de terre comme de caractère ! — oblige, ne ressemblera véritablement à aucune autre. Si la figure de John Dowland domine sans conteste la première moitié du siècle, le monde musical qui s’étend de sa mort en 1626 à la création de Didon et Enéede Purcell à la fin de l’année 1689 reste aujourd’hui aussi fascinant que méconnu.C’est à cette période charnière et passionnante que Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances ont choisi de consacrer leur nouveau spectacle scénique. Conçu pour la voix de Lucile Richardot — qui ouvrait à plusieurs mètres de hauteur le Ballet Royal de la Nuit— cette floraison musicale, où la mélancolie reste un ingrédient omniprésent et une signature spécifiquement anglaise, s’inscrit dans une dramaturgie élaborée et mise en scène par Samuel Achache, en forme d’un voyage drôle et amer dans le cœur et la tête d’une femme en mal d’amour.

De 1630 à 1690, que se passe-t-il en Angleterre ? 

Tandis qu’en Italie est né et se développe un nouveau genre, l’opéra, qui s’apprête à prendre d’assaut l’Europe continentale, la vie musicale outre-Manche voit la grande floraison d’une autre forme d’art vocal et, de plus en plus, dramatique : les songs. Au début du xviie siècle, sur le modèle des recherches italiennes des Caccini et Monteverdi, s’élabore progressivement la monodie accompagnée anglaise, qui, insularité — de terre comme de caractère ! — oblige, ne ressemblera véritablement à aucune autre. Si la figure de John Dowland domine sans conteste la première moitié du siècle, le monde musical qui s’étend de sa mort en 1626 à la création de Didon et Enéede Purcell à la fin de l’année 1689 reste aujourd’hui aussi fascinant que méconnu.

C’est à cette période charnière et passionnante que Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances ont choisi de consacrer leur nouveau spectacle scénique. Conçu pour la voix de Lucile Richardot — qui ouvrait à plusieurs mètres de hauteur le Ballet Royal de la Nuit— cette floraison musicale, où la mélancolie reste un ingrédient omniprésent et une signature spécifiquement anglaise, s’inscrit dans une dramaturgie élaborée et mise en scène par Samuel Achache, en forme d’un voyage drôle et amer dans le cœur et la tête d’une femme en mal d’amour.

06 mai 2020

Il était une fois l'opéra

Vous vous perdez entre Monteverdi et Verdi ? Vous ne savez plus si Don José aime Tosca ou Otello? Vous pensez que l’opéra c’est toujours la même histoire, un ténor qui aime une soprano mariée à un baryton ?  Haendel était-il un allemand vivant en Angleterre et composant en italien, ou l’inverse ? Doit-on à Rossini autre chose que son fameux tournedos ? La Bohème se passe à Paris ou à Prague ? Si toutes ces questions vous tournent dans la tête sans trouver de réponses satisfaisantes, c’est sans doute que vous avez besoin d’une petite révision ! C’est justement ce que vous propose ces quelques soixante minutes consacrées sur un mode ludique et musical à retracer près de 400 ans d’histoire de l’opéra. Avec évidemment quelques raccourcis et chemins buissonniers, mais en essayant de ne rien oublier de tout ce qui fait la magie, les émotions, les ivresses et les vertiges d’un art qui n’a cessé depuis 1607 de fasciner et de susciter les enthousiasmes les plus sublimes !

Vous vous perdez entre Monteverdi et Verdi ? Vous ne savez plus si Don José aime Tosca ou Otello? Vous pensez que l’opéra c’est toujours la même histoire, un ténor qui aime une soprano mariée à un baryton ?  Haendel était-il un allemand vivant en Angleterre et composant en italien, ou l’inverse ? Doit-on à Rossini autre chose que son fameux tournedos ? La Bohème se passe à Paris ou à Prague ? Si toutes ces questions vous tournent dans la tête sans trouver de réponses satisfaisantes, c’est sans doute que vous avez besoin d’une petite révision ! C’est justement ce que vous propose ces quelques soixante minutes consacrées sur un mode ludique et musical à retracer près de 400 ans d’histoire de l’opéra. Avec évidemment quelques raccourcis et chemins buissonniers, mais en essayant de ne rien oublier de tout ce qui fait la magie, les émotions, les ivresses et les vertiges d’un art qui n’a cessé depuis 1607 de fasciner et de susciter les enthousiasmes les plus sublimes !
26 mai 2020