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CEA Valduc : 2 810 emplois et 7 700 personnes liées économiquement au site

19 novembre 2019 à 09h15 Par la rédaction
Le CEA Valduc
Crédit photo : DR

L’INSEE de Bourgogne-Franche-Comté a livré ce lundi soir dans un communiqué des informations sur l’activité du CEA Valduc, situé à 40 Kms au nord de Dijon.

Créé en 1957, le site de Valduc est un des neuf centres du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) ; il est rattaché à la Direction des applications militaires. Il participe au dispositif français de dissuasion nucléaire. Pôle de compétence pour les matériaux nucléaires, il a pour missions essentielles la conception technologique et la fabrication des parties nucléaires des armes de la dissuasion, la fabrication des objets d’expérimentation nécessaires au programme Simulation et la réalisation d’expériences hydrodynamiques sur l’installation franco-britannique Epure

Le centre de Valduc est un vaste complexe qui s’étend sur 770 ha. Il dispose d’un ensemble complet et unique d’installations nucléaires permettant de mener toutes les activités nécessaires à l’accomplissement de ses missions. Avec plus de 1 000 salariés, c’est le cinquième employeur de Côte-d’Or, après le Centre hospitalier universitaire de Dijon, le Conseil régional, le Conseil départemental et la commune de Dijon.

Cette étude estime d’une part, le nombre d’emplois salariés liés à la présence du centre de Valduc, et d’autre part, les populations qui en dépendent, évaluant ainsi son impact sur l’économie locale.

1 135 emplois directs, historiquement plutôt masculins, et très qualifiés

Le centre de Valduc est un établissement de recherche et développement. Il emploie directement 1 135 salariés à la fin 2018, un effectif relativement stable depuis plusieurs années. Ses missions nécessitent un personnel ayant des compétences spécifiques, pointues, notamment dans les domaines de la métallurgie, de la chimie et de la sûreté nucléaire. La métallurgie est appliquée à des métaux particuliers (plutonium et uranium métal). Elle met en œuvre un ensemble de procédés de fabrication (fonderie, usinage, soudage…) et de contrôles. La chimie des matériaux nucléaires est dédiée au recyclage et à la purification du plutonium et du tritium. Les activités en sûreté nucléaire visent au maintien de l’intégrité des moyens (procédés, outils ou instruments contenant de la matière nucléaire), afin de garantir l’absence d’effets dommageables sur les individus et l’environnement.

Grâce à ces compétences le centre de Valduc est membre fondateur du pôle de compétitivité Nuclear Valley en Bourgogne-Franche-Comté.

Son personnel possède un niveau de qualification élevé. Un tiers des salariés de Valduc sont des cadres, en majorité des ingénieurs ou des chercheurs, bien davantage que l’ensemble des actifs en emploi de Côte-d’Or qui sont 16 % dans ce cas (figure 1). La moitié, par ailleurs, relève des professions intermédiaires, comme les techniciens de laboratoire ou personnels administratifs, contre 26 % en Côte-d’Or. Une quarantaine de salariés sont présents également pour leurs études, surtout des doctorants ou des personnes sous contrat en alternance. Le personnel est amené en outre à travailler avec une trentaine de Britanniques qui ne font pas partie des effectifs de Valduc mais sont accueillis de façon permanente dans le cadre du traité de Lancaster House. Signé en 2010, celui-ci vise à renforcer la coopération franco-britannique dans le domaine de la défense, et concerne plus particulièrement l’installation radiographique et hydrodynamique commune Epure

Le personnel est essentiellement masculin et compte un quart de femmes. Le niveau de qualification requis nécessite des études longues, aussi le CEA emploie-t-il peu de jeunes : 15 % des salariés ont moins de 30 ans contre 20 % pour l’ensemble des actifs en emploi de Côte-d’Or.

Un site distant des zones urbaines qui propose des rémunérations attractives

Le centre de Valduc est situé à proximité du village de Salives, à 45 km au nord-ouest de Dijon et à 27 km de la commune d’Is-surTille. Il est implanté au cœur de forêts, dans un espace relativement distant de l’offre très diversifiée en services et commerces de la métropole dijonnaise. D’ailleurs, le centre de Valduc rencontre parfois des difficultés à recruter les personnels dont il a besoin, notamment les plus hautement qualifiés. Les rémunérations qu’il verse à son personnel rendent toutefois ses postes relativement attractifs : le salaire horaire médian (définitions) y est 16 % plus élevé que dans l’ensemble des autres établissements de recherche-développement de la région (Inra, CNRS, Inrap…) (définitions). L’écart est encore plus important pour les professions intermédiaires et les cadres. Le centre de Valduc verse près de 40 millions d’euros nets en rémunérations chaque année. Elles bénéficient à ses salariés et à leur famille. Ce sont ainsi près de 3 400 personnes qui dépendent économiquement directement de Valduc (figure 2). Près de la moitié vit dans le bassin de vie (définitions) de Dijon et un tiers dans celui d’Is-sur-Tille (figure 3). Facteur d’attractivité également, la plupart du personnel en exercice est sous contrat stable : 92 % ont un contrat à durée indéterminée.

Les conjoints des salariés de Valduc sont bien insérés sur le marché du travail

Les trois quarts des salariés de Valduc vivent en couple. Environ 80 couples sont composés de deux salariés du centre. Pour les autres, le conjoint ne travaillant pas à Valduc jouit généralement d’une bonne condition sociale, meilleure que pour l’ensemble des conjoints des actifs de Côted’Or : neuf sur dix sont en emploi contre sept sur dix. Ils sont souvent qualifiés : 24 % de cadres contre 15 %. Les ménages liés à Valduc disposent donc de revenus plus conséquents que les autres ménages. Ainsi, ils sont très souvent propriétaires de leur logement, à 77 %, bien plus que l’ensemble des ménages comportant au moins un actif en Côte-d’Or (60 %). Ils vivent également davantage en maison individuelle, 72 % contre 57 %.

Communiqué de l’INSEE de Bourgogne-Franche-Comté