Chenôve : une opération « collège mort » organisée au collège Édouard-Herriot ce mardi

Les représentants élus des parents d’élèves du collège Édouard-Herriot, à Chenôve, appellent à une journée « collège mort » ce mardi 23 juin 2026. Cette mobilisation fait suite à l’annonce de la suppression d’un poste de conseiller principal d’éducation (CPE) au sein de l’établissement.

Publié : 6h00 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

Le Collège Édouart Herriot de Chenôve s'apprête à supprimer son poste de CPE.
Le Collège Édouart Herriot de Chenôve s'apprête à supprimer son poste de CPE.
Crédit : Photo DR : Google Maps

Le mouvement « collège mort » de ce mardi au sein de l’établissement Édouard-Herriot dénonce une décision jugée inadaptée à la situation actuelle du collège et de son environnement. Les représentants des parents d’élèves espèrent ainsi attirer l’attention des autorités académiques sur les conséquences que pourrait avoir cette suppression dès la rentrée prochaine.

 

Un poste créé après une agression particulièrement marquante

Pour les parents d’élèves, la disparition de ce poste suscite une vive inquiétude. Le poste de CPE concerné avait en effet été créé à la suite de la violente agression au couteau survenue le 15 mars 2024 au sein du collège Édouard-Herriot. Lors de cette attaque, une enseignante ainsi que la cheffe d’établissement avaient été blessées.

Depuis cet événement, la question de la sécurité au sein de l’établissement est devenue un enjeu majeur pour l’ensemble de la communauté éducative. Les parents rappellent que ce renfort avait été mis en place pour répondre à une situation exceptionnelle et contribuer à améliorer l’encadrement des élèves ainsi que le climat scolaire.

 

Une décision jugée déconnectée du contexte local

Les représentants des familles estiment que la suppression de ce poste intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le quartier Herriot.

Ils soulignent notamment que le maire de Chenôve a récemment pris un arrêté municipal instaurant un couvre-feu pour les mineurs. Selon eux, cette mesure témoigne des difficultés rencontrées sur le territoire et renforce la nécessité de maintenir des moyens humains suffisants au sein du collège.

Dans ce contexte, les parents considèrent que retirer un poste de CPE risque d’affaiblir le suivi des élèves et la prévention des tensions au sein de l’établissement.

 

Des inquiétudes pour la rentrée 2026

Au-delà de la question de la sécurité, la communauté éducative redoute une dégradation du climat scolaire.

Les parents d’élèves évoquent plusieurs conséquences possibles :

  • une diminution de l’encadrement des élèves ;
  • des conditions d’apprentissage plus difficiles ;
  • une charge de travail accrue pour les personnels ;
  • une dégradation du suivi éducatif et disciplinaire.

 

Une rencontre attendue avec l’Éducation nationale

Une audience est prévue avec l’IA-DASEN (inspecteur d’académie - directeur académique des services de l’Éducation nationale) le mercredi 24 juin à 18h30. Une délégation représentant le collège doit y présenter ses arguments en faveur du maintien durable du poste de CPE.

Les représentants des parents d’élèves espèrent que cette rencontre permettra de faire évoluer la décision annoncée et de préserver les moyens jugés nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement.