Affaire Gregory : « Plusieurs personnes ont concouru à l'assassinat »

Ce jeudi avait lieu une prise de parole du procureur suite aux mises en examen de trois suspects dans l'affaire Gregory qui avait été retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984. Jean-Jacques Bosc a annoncé que les investigations laissent penser que plusieurs personnes ont concouru à l'assassinat et que les lettres ont parlé.

16 juin 2017 à 2h24 par 45

K6 FM

Ce jeudi avait lieu une prise de parole du procureur suite aux mises en examen de trois suspects dans l'affaire Gregory qui avait été retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984. Jean-Jacques Bosc a annoncé que les investigations laissent penser que plusieurs personnes ont concouru à l'assassinat et que les lettres ont parlé.

Les trois personnes interpellées mercredi dans les Vosges sont encore en gardes à vue, celles-ci ont été prolongées jusqu'à demain matin. Il s'agit de trois personnes de la famille du petit Grégory, un enfant de 4 ans retrouvé noyé, pieds et poings liés, dans la Vologne en 1984. Peu loquaces, les trois personnes mettent en avant leur droit au silence.

�? l'occasion d'une conférence de presse ce jeudi 15 juin 2017, soit 33 ans après les faits, le procureur de la cour d'appel de Dijon a malgré tout annoncé de belles avancées dans l'enquête pour retrouver le coupable. Ou plutôt LES coupables. Car selon Jean-Jacques Bosc, les derniers éléments laissent penser que  « plusieurs personnes ont concouru à l'assassinat ». 

Si les empreintes ADN n'ont pas permis d'avancer sur l'enquête,  l'analyse de l'écriture des lettres de menaces anonymes reçues par les parents et le procureur dans cette affaire ont parlé. : « On peut observer une similitude importante des termes entre la lettre de 1983 et les termes de la lettre de revendication » affirme le procureur. En effet le mot « chef » reviendrait régulièrement sur ces deux lettres. 

Les enquêteurs suspectent donc Jacqueline Jacob, la grande tante du petit Grégory Villemin, d'avoir écrit les lettres en 1983. Par ailleurs, Monique Villemin, la grand-mère de Grégory, est quant à elle suspectée d'avoir envoyé au moins une lettre à l'un des juges en charge de l'affaire en 1989. L'objet de ces lettres était de dissuader le juge de disculper la mère de Grégory qui était, à cette époque, la principale suspecte du meurtre.

Le procureur a laissé penser qu'un second point presse aurait lieu vendredi au terme des gardes à vue. Si l'histoire est loin d'avoir trouvé une réponse, une grande avancée a été faite cette semaine.

Mise à jour : 

Ce vendredi matin, Marcel et Jacqueline Jacob on été déférés au parquet général de Dijon, ils seront présentés à un juge d'instruction.

Alexis Kynigopoulos