Attentat à Charlie Hebdo : Les réactions des élus en Côte-d'Or

Suite à l'attentat terroriste survenu mercredi matin dans les locaux du journal Charlie Hebdo, les réactions des Côte-d'oriens ont été nombreuses. Retrouvez celles des diffèrents élus et acteurs de la vie politique, culturelle et sociale du département. {slider=Alain Bonnin, Président de l'université de Bourgogne} Chers collègues, Chers étudiants, Le Président de la République a décidé que le 8 janvier serait un jour de deuil national, afin de rendre hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 7 janvier 2015. Je ne peux m'abstenir de partager avec vous ma grande douleur face à la barbarie qui s'est manifestée hier à Paris. Une barbarie face à laquelle les universitaires ne peuvent rester indifférents car elle touche ce qui fait le cœur même de nos valeurs communes : la liberté de penser, de concevoir, d'imaginer, de proposer, la liberté de s'exprimer. J'appelle donc tous les personnels et les étudiants à observer ce jeudi 8 janvier à 12h, une minute de silence sur l'ensemble des sites de notre Université. Par ailleurs, pour ceux qui le souhaitent, ils peuvent venir se joindre à la direction de notre établissement qui se réunira dans le hall de la maison de l'Université, afin de procéder à cet hommage. {/slider} {slider=François Sauvadet, Ancien Ministre, Député de la Côte d'Or, Président du Conseil Général } " Ce mercredi 7 janvier 2015 restera un jour sombre. Le jour d'un horrible attentat contre la presse, contre la liberté, contre la démocratie. Mes premières pensées vont aux victimes, aux policiers et aux journalistes de Charlie Hebdo, ces grandes signatures qui n'hésitaient pas à braver tous les conformismes pour faire vivre cette liberté fondamentale qu'est la liberté d'expression et la liberté de la presse. Aujourd'hui, ils sont tombés au nom de cette liberté. Chaque Français doit ressentir que cette agression barbare, abjecte, vise chacun d'entre nous, vise nos valeurs fondamentales et la République. Face à une telle situation, aucun amalgame ne doit être toléré : chaque citoyen est concerné par cet ignoble acte de terrorisme et notre résolution collective doit être sans faille pour combattre la barbarie. Nous devons être unis face à la menace terroriste et je fais confiance aux forces de l'ordre et à la justice de notre pays pour appréhender les auteurs de cet acte inhumain et démanteler ces réseaux extrémistes fanatiques qui n'ont pas leur place dans nos démocraties.  {/slider} {slider=François Patriat, Président du conseil régional de Bourgogne, Sénateur de la Côte-d'Or} La France est la cible d'un attentat odieux, qui vise la liberté, force essentielle d'une démocratie. En sont victimes ceux qui témoignaient avec talent contre toutes les formes de barbarie et d'obscurantisme et ceux chargés de protéger cette liberté. Au-delà de l'immense émotion provoquée et du soutien aux familles et aux forces de l'ordre que nous témoignons, notre seule démarche doit être celle de l'unité et de la fermeté. {/slider} {slider=Alain Millot, Maire de Dijon et Président du grand Dijon} L'homme de liberté et de tolérance que je suis ne peut rester insensible face à l'horreur absolue dont viennent d'être victimes les hommes et les femmes de Charlie Hebdo, ainsi que des policiers, ce matin lors d'un attentat terroriste. Toutes mes pensées vont en premier lieu aux familles des victimes, journalistes et policiers, à qui j'exprime mes plus sincères condoléances. J'ai également une pensée émue pour toute la rédaction de Charlie Hebdo et à ses nombreux lecteurs qui, depuis tant d'années, se sont, comme moi, attachés à ce journal satyrique devenu unique dans le paysage médiatique français. Rien ne peut justifier une telle barbarie et une telle atteinte à nos valeurs républicaines de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. Rien ne peut excuser cet acte qui a coûté la vie à des hommes et à des femmes porteurs de la liberté d'expression constitutive de notre identité. Rien ne doit nous conduire à faire des amalgames destructeurs, des raccourcis dangereux porteurs de division au sein de notre société dans laquelle l'unité nationale doit primer aujourd'hui plus que jamais. Rien, hélas, ne remplacera ces journalistes et dessinateurs d'exception qui nourrissaient nos lectures depuis si longtemps, ni ces policiers qui se sont battus pour protéger leur sécurité. {/slider} {slider=José Almeida, Maire de la Ville de Longvic-Lès-Dijon} La République a été touchée par un acte barbare qui appelle à l'unité nationale. Mes pensées vont vers les familles des victimes et les blessés de cette tragédie. Aucune liberté ne saurait être entravée par l'obscurantisme !{/slider} {slider=Europe Écologie Les Verts 21} EELV fait part de sa profonde émotion suite à l'attaque du siège du journal Charlie Hebdo et apporte tout son soutien aux journalistes, aux salariés du journal, aux policiers ainsi qu'à leurs familles.Cet acte immonde, qui a fait de nombreuses victimes, porte atteinte aux valeurs fondamentales de la démocratie et de la République française, et notamment à la liberté d'expression et liberté de la presse qu'incarne le journal satirique Charlie Hebdo.Le premier temps de recueillement doit se faire dans l'unité, la dignité et la réaffirmation des valeurs de solidarité et de tolérance, qui sont la meilleure réponse à apporter à l'obscurantisme et à la barbarie.{/slider} {slider=Claire Rocher de Lutte Ouvrière}Mercredi 7 janvier, une attaque à la mitraillette a pris pour cible l'hebdomadaire Charlie Hebdo lors de sa conférence de rédaction. À l'heure où nous écrivons, le bilan de l'attaque serait de 12 morts et quatre blessés graves. Il s'agit d'un geste ignoble, quels qu'en soient les auteurs. Quelle que soit son inspiration politique, ce type d'action terroriste ne peut être le fait que d'ennemis des opprimés. Les assassinats individuels n'ont jamais fait partie des méthodes du mouvement ouvrier et au contraire, se sont toujours retournés contre les intérêts des travailleurs. L'attentat a visé des journalistes, semble-t-il choisis pour ce qu'ils ont dessiné ou écrit. Lutte Ouvrière s'élève vivement contre cet acte odieux et affirme sa solidarité avec les proches des victimes. Nous en connaissions certaines, et cela nous touche d'autant plus. {/slider} {slider=Kheira Bouziane, député PS de la Côte-d'Or} Sous le choc, Kheira Bouziane, indignée, effondrée, tient à exprimer avec la plus grande émotion tout son soutien aux familles des nombreuses victimes de l'attentat terroriste perpétréce matin à la rédaction de Charlie Hebdo.L'intervention d'hommes cagoulés et lourdement armés qui ont ouvert le feu dans le siège dujournal a entraîné la mort de 12 personnes, quatre sont dans un état extrêmement critique.Le Président de la République et le Gouvernement participeront dès cet après-midi à uneréunion de crise à l'Elysée. Tout sera mis en oeuvre pour prévenir les attentats et arrêter lesauteurs de ce crime abominable.Notre République a fait l'objet d'une attaque d'une lâcheté et d'une gravité extrêmes. Noussommes aujourd'hui menacés car nous sommes un pays de liberté. Nous devons faire tousbloc et combattre toute forme de terrorisme, d'intégrisme et de violence.Unanimement, nous devons dénoncer ce carnage révoltant.{/slider} {slider=Franck Deletraz pour le SE-UNSA de Côte d'Or}L'UNSA s'associe à l'indignation générale suscitée par l'attentat sanglant qui vient d'intervenir à Charlie Hebdo. Elle s'incline devant la mémoire des victimes, dont celle des deux fonctionnaires de police qui ont perdu la vie dans l'exercice de leurs missions, et assure de sa sympathie toutes les familles dans la douleur. Au-delà de l'horreur et de l'émotion ressenties, la justice devra dire les circonstances précises de ces actes meurtriers, identifier leurs auteurs et les condamner. En visant un journal, en choisissant délibérément de recourir à une violence extrême et barbare, les meurtriers avaient un objectif : celui d'affaiblir la démocratie. L'UNSA appelle à ne pas céder aux visées terroristes. C'est avec fermeté, mais dans le cadre des valeurs de notre république - la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité qu'il convient de réagir.{/slider} {slider=Mouvement des Jeunes Socialistes de Côte-d'Or} L'attentat qui a visé la rédaction de Charlie Hebdo plonge la France dans le deuil le plus solennel. Douze personnes ont été froidement exécutées, d'autres grièvement blessées. Les pensées des Jeunes socialistes de Côte-d'Or vont aux familles et à leurs proches. Les jeunes socialistes de Côte-d'Or souhaitent également exprimer leur profond soutien aux journalistes, aux dessinateurs de presse, aux policiers, qui ont perdu leurs pairs.En visant la rédaction de Charlie Hebdo, les terroristes ont souhaité porter un coup symbolique à la liberté de la presse et à la démocratie. Le pluralisme, la tolérance et l'ouverture d'esprit sont les conditions indispensables de la vie en société.Aucune intimidation ne doit pouvoir restreindre le libre exercice de la liberté de la presse, miroir de la liberté de chacun d'entre nous. Les français ont le devoir de se rassembler, quelles que soient leurs opinions et croyances. La haine et le sectarisme ne peuvent diviser la France.{/slider} {slider=Emmanuel Bichot, Conseiller municipal de Dijon, Vice-président du Conseil général}L'attentat terroriste contre Charlie Hebdo est la démonstration spectaculaire d'une nouvelle forme de terrorisme diffus qui nous concerne tous, à Paris comme à Dijon.Toute la nation est rassemblée aujourd'hui dans le deuil. Nous devons également faire front.Cependant il est incompréhensible que le plan Vigipirate au niveau "alerte attentat" soit réservé à la région parisienne et à l'île de France, sans être étendu en province et notamment à Dijon.Les événements récents montrent que la menace concerne toutes les régions et notamment les capitales régionales.À Dijon, deux attentats à caractère terroriste ont eu lieu dans les dernières semaines, même si le parquet, mais également la préfecture et la municipalité, ont refusé de les considérer comme tels. À Dijon, on peut être écrasé ou poignardé au hasard au coin de la rue. Le dimanche 22 décembre, une voiture a foncé sur des passants en différents points du centre-ville. Le 2 janvier un afghan hébergé dans un foyer dijonnais à poignardé un passant place Darcy. On nous a même expliqué que la djellaba que portait le conducteur était un "cadeau de Noël" de sa maman et que son cri de "Hallahou Akbar" n'avait aucune connotation religieuse ou politique. Quant au ressortissant afghan, les autorités ont fait preuve d'une discrétion remarquable. C'est paradoxal alors que la loi du 14 novembre 2014, à laquelle le député Guillaume Larrivé a contribué activement, a justement élargi la possibilité d'inculpation pénale aux entreprises terroristes individuelles. Le député européen Arnaud Danjean a contesté la position du parquet de Dijon. Il a souligné que si l'auteur avait fait 157 séjours à la Chartreuse, il en était quand même ressorti 156 fois !Dijon n'est pas épargné par des formes de propagande religieuse radicalisées, l'agglomération ne compte sans doute pas moins de déséquilibrés qu'ailleurs. Les écoles ne sont pas moins vulnérables qu'à Talant où des mesures de précaution ont été aussitôt prises.Il n'est pas possible de combattre efficacement une menace quand on refuse de la regarder en face.Nous attendons aujourd'hui des mesures fortes et dans la durée de la part les autorités, gouvernement et municipalité, pour assurer la sécurité des Dijonnais. {/slider} François Patriat Président du conseil régional de Bourgogne Sénateur de la Côte-d'Or

8 janvier 2015 à 14h23 par 45

K6 FM