Bientôt une épicerie 100 % en vrac et sans emballage à Talant

Alors que les sacs plastiques sont interdits depuis le 1er janvier dans les commerces, l'épicerie "La Bonne Mesure se prépare à ouvrir à Talant. Damien Ribiere sera le gérant de la première épicerie 100% sans emballage de Côte-d'Or.

11 janvier 2017 à 5h35 par 45

K6 FM

Alors que les sacs plastiques sont interdits depuis le 1er janvier dans les commerces, l'épicerie "La Bonne Mesure se prépare à ouvrir à Talant. Damien Ribiere sera le gérant de la première épicerie 100% sans emballage de Côte-d'Or.

Apporter son bocal, le remplir de pâtes sèches, et repartir. Voilà le concept qui séduit de plus en plus de consommateurs, intéressés par leur empreinte environnementale et l'écologie.

Car consommer autrement passe aussi par une limitation des emballages et des déchets. Début mars à Talant, une épicerie poussera le concept encore plus loin en ne proposant que des produits en vrac. « Il faudra venir avec son contenant ou en acheter un dans l'épicerie. �?videmment, ils sont tous réutilisables et bio dégradables » nous explique le gérant Damien Ribière, ancien chef de rayon dans un magasin de bricolage, et dont le rêve a toujours été d'ouvrir son épicerie.

« La question s'est posée de savoir quel type d'épicerie on voulait. Et je suis persuadé que la consommation à la juste mesure, la bonne mesure, et sans emballage est l'avenir. Cela permet d'éviter le gaspillage et les déchets, pour des produits souvent de meilleure qualité ».

Damien mise aussi sur les producteurs locaux pour approvisionner ses rayons : « Les aspects "local" et "en vrac" sont indissociables puisque le circuit court est écologiquement plus responsable et que les produits se conservent plus longtemps s'ils ne viennent pas de loin. La plupart seront bio. �? La Bonne Mesure, on a déjà plusieurs producteurs de Dijon dans notre liste de fournisseur.»

L'épicerie ouvrira début mars sur la rue de la Libération à Talant, mais le gérant parie aussi sur l'intérêt collectif de sa démarche et propose aux intéressés de financer collectivement une partie de son projet sur la plateforme de la CCI : Coccigo 21. Une somme qui permettra à l'épicerie de s'équiper en équipement frigorifique et de proposer des fromages par exemple.

�? l'heure de la disparition progressive des sacs et emballages, Damien Ribière y croit : la tendance se poursuivra et les consommateurs y trouveront leur compte : « Bientôt, on fera payer les poubelles au poids. �? ce moment-là, on sera content de ne pas avoir des tonnes d'emballage à jeter. » conclue le gérant, décidement avant-gardiste.

Yoann Olid