Délinquance : le Grand Dijon pour le retour de médiateurs dans les quartiers sensibles

Le conseil communautaire du Grand Dijon a proposé ce jeudi soir la mise en place d'une association de médiateurs pour lutter contre la petite délinquance. Supprimés en 2013 dans l'agglomération, les médiateurs sociaux seront de retour dans les quartiers sensibles d'ici le 1er janvier 2016.

8 octobre 2015 à 23h35 par 45

K6 FM

Le conseil communautaire du Grand Dijon a propos� ce jeudi soir la mise en place d'une association de m�diateurs pour lutter contre la petite d�linquance. 

Une d�cision qui n'a pas fait l'unanimit�. Le groupe de droite Alliance et Progr�s pour le Grand Dijon s'y est notamment oppos�. Par le biais de son pr�sident Emmanuel Bichot, il consid�re "la mission de m�diation [...] trop vague en elle-m�me. Qui plus est, le champ d'intervention sera limit� � certains quartiers et � certains horaires (16 h � 23 h ou 17 H � 24 h en �t�), alors que la d�linquance est mobile et nocturne. Il faudrait pouvoir intervenir partout, 24 h/24 h, mais surtout dans les nuits de jeudi, vendredi et samedi"

Car il est vrai que le syst�me propos� ne serait pas effectif � chaque instant.

Le Grand Dijon veut la cr�ation de l'Association Grand Dijon M�diation (AGDM), � laquelle il confiera les missions de m�diation. Une vingtaine de m�diateurs devront �tre recrut�s � temps-plein, ainsi que quatre personnes encadrantes. Leur pr�sence sera ax�e vers les quartiers jug�s "d�licats" et sur des plages horaires pr�cises (du mardi au samedi de 16 h � 23 h du 16 septembre au 14 juin, du lundi au samedi de 17 h � 24 h du 15 juin au 15 septembre) afin d'assurer une coordination avec les autres services.

900 000 euros seront d�bloqu�s annuellement pour la cr�ation puis le fonctionnement de l'AGDM. Une somme qui aurait pu servir � "renforcer les moyens des polices municipales, de renforcer leur coordination en s'appuyant sur les moyens existants � Dijon et d'ouvrir la r�flexion sur une force de police intercommunale" selon le groupe Alliance et Progr�s.

Yoann Olid