François Patriat : " L'agriculture ? Un secteur d'excellence en Bourgogne"

Dans un communiqué, le président du Conseil Régional de Bourgogne François Patrait fait le point sur la situation du monde agricole bourguignon, sécoué depuis plusieurs jours, comme partout en France, par une grogne des producteurs bovins et laitiers.

24 juillet 2015 à 6h59 par 45

K6 FM

Dans un communiqué, le président du Conseil Régional de Bourgogne François Patrait fait le point sur la situation du monde agricole bourguignon, sécoué depuis plusieurs jours, comme partout en France, par une grogne des producteurs bovins et laitiers.

« Le conseil régional de Bourgogne a toujours apporté un soutien actif et déterminé au monde agricole. Ce soutien sera sans faille dans la crise importante que traversent actuellement les éleveurs et les producteurs laitiers. Il viendra s'ajouter aux initiatives résolues prises cette semaine par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et par l'ensemble du gouvernement, mobilisé sur cette question.

La région que je préside est elle-même très mobilisée, depuis longtemps, pour faire vivre et grandir ce secteur déterminant pour notre économie comme pour l'équilibre de nos territoires. Cette année, le conseil régional de Bourgogne lui consacre ainsi plus de 4 millions d'euros : 1,85 million d'euros pour améliorer les conditions de travail des agriculteurs, 1,26 million d'euros pour favoriser les productions régionales de qualité, 1,6 million d'euros pour accompagner les pratiques innovantes indispensables pour faire face à la concurrence tout en préservant les ressources naturelles de notre territoire.

�? cela s'ajoutent plus de 10 millions d'euros consacrés chaque année à la formation initiale ainsi qu'à celle des demandeurs d'emploi dans le secteur agricole. Et plus de 460 millions d'euros de fonds européens, pilotés par la région, sont programmés d'ici 2020 en matière agricole.

La Bourgogne a toujours mené une action volontariste en faveur de l'agriculture, un secteur d'excellence dans notre région, du b�?uf charolais à l'époisses, en passant par la volaille de Bresse. Elle en fait la promotion dans les écoles, dans la restauration collective, mais aussi à l'international.

La crise actuelle doit nous faire mesurer les responsabilités qui sont les nôtres, collectivement. Non seulement de la part de tous les acteurs de la filière, mais, au-delà, de toutes les parties prenantes, des responsables politiques jusqu'aux consommateurs. Seul un engagement commun, fort et durable nous permettra d'envisager plus sereinement l'avenir pour nos agriculteurs, producteurs et éleveurs. Les initiatives fortes du gouvernement vont en ce sens ; elles ont été et seront relayées, j'en suis sûr, par l'ensemble de nos collectivités locales. »

Y.O.