François Rebsamen : « L'attentat de Nice n'est pas une tribune politique »

Invité à s'exprimer sur les récentes polémiques politiques après l'attentat de Nice, le maire dijonnais et président de la Maison des élus FNESR François Rebsamen regrette que le temps de recueillement est si vite fait place au temps de la polémique et à la récupération politique.

20 juillet 2016 à 4h54 par 45

K6 FM

Invité à s'exprimer sur les récentes polémiques politiques après l'attentat de Nice, le maire dijonnais et président de la Maison des élus FNESR François Rebsamen regrette que le temps de recueillement est si vite fait place au temps de la polémique et à la récupération politique.


C'est au nom de tous les élus socialistes et républicains, représentés dans la FNESR (Maison des �?lus Socialistes et républicains locaux), que François Rebsamen s'est à nouveau exprimé sur le drame niçois par voie de presse ce mardi soir.


Si le Dijonnais salue d'abord « la dignité des rassemblements et des hommages organisés dans toutes les communes de France », il aborde très vite  « l'absence de respect du deuil de quelques individus, groupes, ou�? personnalités publiques qui ont eu le mauvais goût de considérer que l'attentat de Nice pouvait être une tribune politique »  :


« Je ne peux comprendre les prises de parole de ceux qui n'arrivent pas a�? faire la différence entre le temps de la campagne politique et le temps du recueillement. Il n'existe aucune dérogation quand notre patrie est touchée, c'est le respect et l'unité qui s'imposent. Par leurs provocations, c'est la République qu'ils déshonorent »


La référence est à peine voilée aux récentes déclarations de certains élus, souvent de la droite, remettant en cause les actions de l'Etat en matière de sécurité et de prévention des attentats. Le président des Républicains Nicolas Sarkozy avait notamment remis le Gouvernement en cause, quand d'autres appellent désormais à renforcer les dispositifs.



« S'unir en de pareilles circonstances c'est se dépasser dans les valeurs de la République. Le deuil national exige le respect de la Nation et son soutien aux victimes et aux familles qui ont été frappées par ce lâche attentat » conclue François Rebsamen.


Yoann Olid