L'INSEE dénote une baisse de l'emploi productif en Bourgogne Franche-Comté

Dans un communiqué, l'institut de l'INSEE dresse un bilan de l'emploi en Bourgogne Franche Comté pour la période entre 1982 et 2011. Il dénote que l'emploi progresse moins rapidement en Bourgogne et en Franche-Comté qu'en moyenne en France métropolitaine. L'emploi recule fortement dans la sphère productive qui comprend les activités potentiellement exportatrices de biens et services.

18 février 2015 à 9h10 par 45

K6 FM

Dans un communiqué, l'institut de l'INSEE dresse un bilan de l'emploi en Bourgogne Franche Comté pour la période entre 1982 et 2011. Il dénote que l'emploi progresse moins rapidement en Bourgogne et en Franche-Comté qu'en moyenne en France métropolitaine. L'emploi recule fortement dans la sphère productive qui comprend les activités potentiellement exportatrices de biens et services.

Dans cette sphère, l'augmentation de l'emploi dans les fonctions métropolitaines est très loin de compenser le fort recul de l'emploi dans les fonctions de production concrète c'est-à-dire concourant directement à la production de biens matériels. En revanche, l'emploi augmente dans la sphère présentielle qui regroupe les activités tournées vers la satisfaction des besoins des personnes présentes dans un territoire. La santé et le social, les services de proximité et l'administration publique participent le plus au développement de cette sphère, en particulier dans les territoires en forte croissance démographique. Sur les 25 zones d'emploi de Bourgogne et Franche-Comté, seules celles de Beaune et de Besançon figurent parmi les plus dynamiques de France métropolitaine.

Graphique 1 INSEE

Entre 1982 et 2011, l'emploi relevant de la sphère productive a diminué de plus de 20 % en Bourgogne et en Franche-Comté, soit quatre fois plus qu'en moyenne en France métropolitaine. Dans le même temps, en lien notamment avec la croissance démographique, la sphère présentielle s'est développée sur tout le territoire, à un rythme proche de la moyenne nationale en Franche- Comté (+ 40 %), mais à un rythme inférieur de dix points en Bourgogne. Entre 2006 et 2011, avec la crise, la baisse de l'emploi s'amplifie dans la sphère productive, tandis que la croissance ralentit dans la sphère présentielle. L'emploi total recule ainsi de 0,9 % en Bourgogne et de 1,6 % en Franche-Comté sur cette période alors que dans le même temps, il progresse de 1,9 % en moyenne en France métropolitaine . L'emploi relevant de la sphère présentielle représente désormais, comme au niveau national, les deux tiers de l'emploi total en Bourgogne et Franche-Comté, alors que son poids était inférieur à la moyenne métropolitaine en 1982. Pour autant, le nombre d'emplois de la sphère présentielle rapporté au nombre d'habitants reste, dans les deux régions, inférieur à la moyenne métropolitaine : 242 emplois présentiels pour 1 000 habitants en Franche-Comté et 258 �?� en Bourgogne, contre 267 �?� en moyenne métropolitaine. En raison notamment du poids des administrations publiques, le ratio est plus élevé dans les zones d'emploi des deux capitales régionales, Dijon et Besançon. Entre 1982 et 2011, ce ratio passe de 259 à 304 pour 1 000 habitants pour la capitale bourguignonne, et de 243 à 282 �?� pour la capitale franccomtoise. Malgré un développement des emplois présentiels dans toutes les zones d'emploi, les différences de ratio « nombre d'emplois présentiels par habitant » demeurent.Graphique 2 INSEE