La police évacue le squat de la rue René-Coty

Ce mercredi 8 avril dans la matinée, les policiers dijonnais ont évacué le squat qui se situait dans la rue René-Coty. Environ 150 demandeurs d'asile, principalement originaire d'Afrique sub-saharienne, se trouvait dans ce squat.

9 avril 2015 à 2h10 par petit kevin

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Ce mercredi 8 avril dans la matin�e, les policiers dijonnais ont �vacu� le squat qui se situait dans la rue Ren�-Coty. Environ 150 demandeurs d'asile, principalement originaire d'Afrique sub-saharienne, se trouvait dans ce squat.

Ce matin, les forces de l'ordre ont d�cid� d'�vacu� le squat de la rue Ren�-Coty. Les occupants des Tanneries ont r�agi dans la foul�e en montrant leur col�re. Sur les coups de 10 heures, ils ont br�l� du mobilier sur le boulevard de Chicago bloquant ainsi la circulation.

Suite � cette intervention, la pr�fecture de C�te-d'Or a transmis un communiqu� de presse :

"Contexte de l'intervention 

Depuis septembre 2013, l'immeuble des 3 et 5 rue Ren� Coty est occup� ill�galement par une centaine de personnes. Son propri�taire, l'UNEDIC a saisi le tribunal d'instance de Dijon qui a jug� le 27 septembre 2013 que l'occupation du b�timent constituait un � trouble manifestement illicite � et ordonn� aux occupants de quitter les lieux au 28 f�vrier 2014. Les occupants ont ensuite obtenu du tribunal un d�lai suppl�mentaire, jusqu'au 18 juin 2014.

Depuis dix mois, les occupants de cet immeuble doivent quitter le site pour que le propri�taire puisse r�cup�rer son bien. L'huissier de l'UNEDIC a donc, comme le pr�voit la loi, demand� au pr�fet de la C�te-d'Or de lui pr�ter le concours de la force publique.

La Direction d�partementale de la s�curit� publique de C�te-d'Or intervient donc � la demande du propri�taire pour assister l'huissier de l'UNEDIC afin de lui permettre de recouvrer son bien en application d'une d�cision de justice. Les forces de l'ordre interviennent dans le respect des droits des personnes occupant le b�timent.

Situation des occupants

Les personnes qui occupaient cet immeuble se trouvent dans des situations diverses. Certains occupants sont en situation r�guli�re car ils sont demandeurs d'asile ou r�fugi�s. D'autres sont en situation irr�guli�re, car ils n'ont jamais entrepris de d�marches aupr�s de la pr�fecture ou sont d�bout�es de leurs demandes d'asile ou de titre de s�jour.

Cette distinction est importante car l'acc�s aux dispositifs d'h�bergement existants est conditionn� par la situation administrative de la personne au regard du s�jour.

Prise en charge des occupants

Les occupants de la rue Ren� Coty se sont vus signifier par l'huissier de l'UNEDIC le commandement de quitter les lieux. L'huissier a la charge de r�pertorier l'ensemble de leurs affaires afin que les occupants qui le souhaitent puissent venir les r�cup�rer.

Ceux qui le souhaitaient ont pu emprunter un bus mis � disposition par la pr�fecture pour rejoindre le quartier Vaillant dans les locaux de la pr�fecture de r�gion afin que chaque situation individuelle soit examin�e par un guichet mutualis�.

Les diff�rents services (agents de la direction de la citoyennet� de la pr�fecture, agents de l'Office fran�ais de l'immigration et de l'int�gration (OFII), agents de la direction d�partementale de la coh�sion sociale (DDCS), le service int�gr� d'accueil et d'orientation (SIAO), l'association COALLIA) sont en effet rassembl�s pour garantir une prise en charge fluide des demandeurs. Les demandeurs sont assist�s dans leurs d�marches par des interpr�tes (anglais et arabe). La pr�sence de ces services permet d'examiner � la fois les demandes en mati�re de titre de s�jour et d'h�bergement ou de logement.

Deux situations peuvent se pr�senter :

Les droits � l'h�bergement ou au logement sont diff�rents en fonction du statut des personnes.

- Si la personne ne se pr�sente pas comme demandeur d'asile, sa situation est �tudi�e, selon le cas, par les agents de la direction de la citoyennet� ou par ceux de la DDCS en charge de l'h�bergement d'urgence de droit commun.

- Si la personne se pr�sente comme demandeur d'asile, quatre cas sont alors possibles : 

la personne a d�j� fait enregistrer sa demande d'asile � la pr�fecture et l'instruction de sa demande est actuellement en cours. L'Office fran�ais de protection des r�fugi�s et apatrides (OFPRA) ne s'�tant pas prononc�, la personne est consid�r�e comme demandeuse d'asile et se voit proposer une offre d'h�bergement au sein du dispositif d�di� � l'accueil de demandeurs d'asile. 
la personne n'a pas encore fait enregistrer sa demande d'asile � la pr�fecture. Un rendez-vous prioritaire lui est fix� en pr�fecture dans la semaine afin d'�tablir l'ensemble des d�marches n�cessaires. 
la personne a d�pos� une demande d'asile pour laquelle l'OFPRA n'a pas reconnu le statut de r�fugi� au demandeur : celle-ci est alors � d�bout�e � de sa demande et n'a pas � �tre h�berg�e dans les dispositifs d�di�s � l'asile. 
les personnes qui, bien que d�bout�es de leur demande, pourront �tre prioritairement h�berg�es � titre humanitaire, en raison d'une situation personnelle particuli�rement vuln�rable (maladie, handicap). Il s'agit alors d'un traitement au cas par cas selon des crit�res homog�nes. 
les personnes ayant obtenu le statut de r�fugi� seront accueillies en h�bergement d'urgence de droit commun dans l'attente d'une prise en charge dans un autre dispositif, type r�sidence sociale.
Les personnes pouvant pr�tendre � un h�bergement en Centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) se verront remettre un bon de transport et un bon d'h�bergement pour rejoindre le lieu d'accueil qui leur aura �t� d�sign�.

Les personnes qui refuseraient la proposition qui leur est faite signent alors un formulaire et ne pourront plus d�s lors pr�tendre � un h�bergement."

Une manifestation de soutien aux demandeurs d'asile se tiendra devant la pr�fecture de C�te-d'Or � Dijon, ce mercredi � 18 heures.

Kevin Petit