Le rétrogaming pose ses manettes à Dijon

Alors que la Nintendo 64 a fêté ses 18 ans il y a quelques jours, le rétrogaming est en train de devenir un des fleurons de la culture dijonnaise : Les magasins spécialisés s'y développent, les groupes de joueurs sont de plus en plus nombreux, et le premier bar rétrogaming de France va y ouvrir rue Jean-Jacques Rousseau

4 mars 2015 à 3h51 par 45

K6 FM

�? l'heure des consoles de jeux Next-Gen (Nouvelle Génération), aux graphismes incomparables et aux performances dignes des meilleurs ordinateurs, les vieux jeux vidéos et les anciennes consoles ont de plus en plus de fan à Dijon.


Le retrogaming, c'est la pratique, et parfois la collection, des consoles et jeux vidéo datant de 1970, naissance des premiers jeux de salon, jusqu'au début des années 2000, arrivée de consoles plus puissantes.


Si les "Vieux du pad" reste les principaux amateurs de cette culture, entrainés par la nostalgie des jeux de leur enfance, Cyril Gras nous fait remarquer que de plus en plus de jeunes s'interessent au rétrogaming et s'en approprient même les codes, alors qu'ils n'ont pas grandi avec. Aujourd'hui, dans son magasin Retrogames rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon, il assure que les clients sont très hétéroclites " Le retrogaming revient à l'essence même du jeu-vidéo : Un gameplay "léché", beaucoup d'imagination et surtout le sens du jeu, ensemble, réunis sur un canapé, c'est peut-être ce qui manque dans les jeux vidéos bourrés de cinématiques et de graphismes aujourd'hui."
Un rétrogaming aussi popularisé ces dernières années auprès du jeunes publics par le développement des vidéos YouTube autour de la pratique de ces antiquités, comme la très célèbre chaîne du Joueur du Grenier.


Retrogaming CheckPointUn amour dijonnais pour le Pixel, qui devrait se renforcer d'ici quelques semaines avec l'ouverture le 14 mars prochain, à 50 m du magasin de Cyril Gras, du premier Bar-rétrogaming de France : Le CheckPoint. Un projet presque aussi récent que le retrogaming lui-même, puisque cette idée de bar associé à la pratique du jeu vidéo d'antan est née en aôut 2014 dans la tête de deux jeunes dijonnais, Romain Renault et Jessy Buchilly. " On avait déjà la passion du jeu vidéo, et les vieilles consoles. On s'est dit que permettent aux joueurs de boire un verre autour d'une partie de mario par exemple, ça plairait. ". Pourtant, rien ne destinait ces étudiants sortis des Beaux-Arts et de la fac d'histoire à l'ouverture de ce bar nouvelle formule. "On a fait une étude de marché, qui a confirmé ce qu'on pensé, à savoir que 8 personnes sont dix à déjà touchés une manette de console, mais plus étonnant aussi, que le ratio homme/femme est proche de l'équilibre " assure Romain Renaud.


La Rue Jean-Jacques Rousseau, à l'image de Dijon,  se remplit donc d'un vivier toujours plus important d'amoureux de la NES, de la MegaDrive, de la  MasterSystem, et autre Dreamcast... qui prouvent que les vieux jeux vidéo ne sont pas encore "Game Over".


Olid Yoann