Les acteurs de l'ESS en Bourgogne tirent la sonnette d'alarme

Réunis à  la Chambre Régionale de l'à‰conomie Sociale et Solidaire ce jeudi, les acteurs de diffèrents secteurs ont conjointement exprimé leur inquiètude quant aux baisses annoncées des dotations des collectivités locales pour leur structure. "Sans moyen, l'ESS ne pourra se développer" assurer le président de la CRESS, Bruno Forest.

8 janvier 2015 à 17h00 par 45

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Alors que le budget 2015 de la région Bourgogne doit être bouclé en début de semaine prochaine, les baisses de dotations inquiètent de nombreux secteurs. Après le monde de la culture, c'est celui de l'économie sociale et solidaire en Bourgogne qui tirait la sonnette d'alarme ce jeudi 08 Janvier à Dijon.

�?paulé par une dizaine de représentants des diffèrents structures qui composent la CRESS, le président de la Chambre Régionale de l'�?conomie Sociale et Solidaire Bruno Forest souhaitait interpeller les élus sur le contexte difficile dans lequel se trouvait le secteur : " Alors que les acteurs politiques voyaient l'ESS comme une réponse à la crise, on annonce aujourd'hui une réduction des subventions. C'est paradoxal... tant notre mouvement est générateur d'emploi (l'ESS représente 10% de l'emploi en Bourgogne en 2014,ndlr), et véhicule des vertues humaines et solidaires indispensables en période de crise."

Dans les faits, c'est une baisse de 250 000 euros qui est annoncée par la CRESS, pour l'ensemble de l'économie sociale et solidaire bourguignonne.  

"On a l'impression qu'on nous fait payer la dette à nous seuls" a souligné Christian Hamonic, président du Mouvement Associatif Bourgogne. "�? l'échelle nationale, c'est à terme 250 000 emplois en moins pour le monde assocatif, si ces coupes budgétaires se confirment."

Des coupes budgetaires qui viendront porter un nouveau coup à un secteur qui est déjà en léger repli selon les derniers chiffres : En 2013, l'emploi dans le secteur de l'ESS en Côte-d'Or avait reculer de 0,4%.

"Aujourd'hui nous sommes simplement alarmistes", assure Bruno Forest, qui attend les décisions budgétaires pour éventuellement appeler à une mobilisation. "Nous sommes prêts à faire des actions plus importantes qu'une conférence de presse si nous ne sommes pas écoutés. Aujourd'hui, l'ESS en Bourgogne, c'est 56 000 emplois. Ce n'est pas rien."