Loi travail : de nouveaux opposants devant la justice dijonnaise pour dégradations

Plusieurs manifestants opposés à la loi travail vont comparaître devant le tribunal de Grande Instance de Dijon ce jeudi pour des faits de dégradations qui se sont produits lors du mouvement social du printemps. Plusieurs syndiqués de "Solidaires Etudiant" se mobiliseront eux devant la Cité judiciaire pour dénoncer la répression policière et demander leur libération.

17 novembre 2016 à 4h06 par 45

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Plusieurs manifestants opposés à la loi travail vont comparaître devant le tribunal de Grande Instance de Dijon ce jeudi pour des faits de dégradations qui se sont produits lors du mouvement social du printemps. Plusieurs syndiqués de "Solidaires Etudiant" se mobiliseront eux devant la Cité judiciaire pour dénoncer la répression policière et demander leur libération.

Devant la Cour, plusieurs jeunes étudiants vont comparaitre pour avoir dégradé, par la force ou par les bombes de peinture, des murs, des enseignes et parfois même des permanences politiques (voir), lors du mouvement contre la loi travail en mai dernier.

Dans le même temps, à 13h30, le syndicat "Solidaires" appelle à une mobilisation devant la Cité Judiciaire. Plusieurs de ses membres seront à la barre. « La mobilisation sociale exceptionnelle contre la loi travail du printemps dernier a vu s'abattre contre elle la répression brutale de l'�?tat » explique un membre du syndicat dans un communiqué.

« Brutalités physiques et même mutilations de manifestants, provocations incessantes pour que les choses dégénèrent, contacts directs avec les cortèges, fouilles, nassages, ... tout a été fait pour entretenir une stratégie de la tension, provoquer l'incident pour discréditer un mouvement pourtant resté populaire jusqu'au bout. Et comme il n'en faut jamais assez trop à ce pouvoir violent et illégitime, la réponse judiciaire a été sommée d'être aussi ferme et violente. Comme quoi la justice n'est pas aussi laxiste que certains manifestants osaient le prétendre encore récemment »

Les "casseurs" risquent jusqu'à une condamnation à de la prison ferme, sanction qui a déjà été appliquée après des affrontements à Paris en juin dernier (voir article).

Yoann Olid