Migrants à Dijon : les squatteurs fixés sur leur sort le 1er septembre

Ce mardi 25 août, le Tribunal de Grande Instance de Dijon a examiné le dossier de l'occupation illégale par une centaine de migrants d'un immeuble impasse de Reggio, soutenus par un collectif d'association. La décision définitive sera connue le 1er septembre.

25 août 2015 à 5h30 par 45

Le Collectif droit d'asile-migrants de Dijon avait appel� � un nouveau rassemblement ce 25 ao�t  devant le Tribunal de Grande Instance de Dijon o� �tait examin� le dossier de l'occupation par une centaine de migrants d'un immeuble impasse de Reggio.

Un "squat" que ces migrants, principalement de  l'Erythr�e, du Tchad et de la Somalie, occupent depuis le mois d'avril, apr�s avoir �t� d�log�s d'un autre squat rue Ren� Coty par les forces de l'ordre.

R�unissant pr�s de 30 associations de d�fense des migrants, le collectif a d�j� soutenu les occupants lors de la premi�re audience de ce dossier fin juillet. Lors du nouvel examen de ce dossier ce mardi 25 ao�t, le collectif s'est mobilis� devant le tribunal pour faire pression. La justice a finalement d�cid� de prendre son temps dans cette affaire. Apr�s audience des deux parties (le propri�taire des lieux et l'avocat des migrants), le TGI de Dijon a annonc� que sa d�cision finale dans ce dossier serait connue dans une semaine, le 1er septembre prochain.

Dans un communiqu�, le collectif rappelle �qu'il serait catastrophique et inhumain pour eux de se retrouver de nouveau sans toit, alors qu'ils viennent tout juste de se remettre de l'expulsion de leur pr�c�dent habitat. Cette situation est le triste reflet de la fa�on dont sont trait�s les �trangers fuyant des pays o� ils ne peuvent plus vivre. Les autorit�s les chassent et les rendent invisibles � force de m�pris administratif et d'expulsions. Ces politiques ne font qu'aggraver la situation et intensifient la stigmatisation de ces personnes. Nous rappelons que ces migrant-e-s sont des personnes fuyant des conditions d'existence d�sastreuses suite aux conflits et pers�cutions dans leurs pays.

Yoann Olid