Rémi Delatte : « François Fillon est plus fort que cette affaire »

Alors que François Fillon a annoncé sa convocation le 15 mars prochain dans l'affaire de l'emploi fictif de sa femme, le président des Républicains en Côte-d'Or Rémi Delatte a réaffirmé son soutien au candidat de la droite et demande à ce qu'une vraie campagne de fond démarre.

2 mars 2017 à 5h11 par 45

K6 FM

Alors que François Fillon a annoncé sa convocation le 15 mars prochain dans l'affaire de l'emploi fictif de sa femme, le président des Républicains en Côte-d'Or Rémi Delatte a réaffirmé son soutien au candidat de la droite et demande à ce qu'une vraie campagne de fond démarre.

Après avoir manqué son rendez-vous matinal avec les agriculteurs, François Fillon a expliqué ce jeudi midi que sa campagne était une nouvelle fois perturbée par la justice : les juges l'ont convoqué pour une probable mise en examen le 15 mars prochain dans l'affaire de l'emploi fictif de sa femme, Pénélope.

Si certains s'attendaient à ce que l'ancien Premier ministre renonce (comme il l'avait promis en cas de poursuite judiciaire), le candidat de la droite a dénoncé une tentative d'assassinat politique de la part d'une justice étrangement rapide sur le dossier. Pour autant, il refuse de se retirer et a demandé à ses soutiens de « tenir, résister jusqu'au bout».

Un message entendu par le président des Républicains en Côte-d'Or Rémi Delatte : « Il a montré qu'il était plus fort que toutes ces pressions, de la justice, de la gauche ou des médias.»  Pour le député-maire LR de Saint-Apollinaire, cette affaire ne dessert pas la droite : « Il s'agit de sortir notre pays de l'ornière. Et ça lui donne encore plus d'ampleur pour prouver qu'il pourra assumer les plus hautes fonctions ».

Le Républicain fait confiance à la justice pour prouver l'innocence de son leader, et n'avoue qu'à demi-mot voir en cette affaire une instrumentalisation de la justice : « Il y a eu des fuites des enquêtes du parquet avant même le rapport, c'est troublant. On voit bien qu'il y a un acharnement sur lui et à qui sert la manoeuvre ». Selon Rémi Delatte, cela empêche de tenir une vraie campagne« �? 50 jours de l'élection, il n'y a plus de place pour un plan B. Fillon a été désigné par 4 millions de Français. Il est temps d'avoir de vrais débats de fond et d'arrêter d'être parasités. On se rendra alors compte de la véritable qualité du programme d'alternance de François Fillon.»

Le candidat Fillon part donc en guerre, et ses troupes côte-d'oriennes semblent lui emboîter le pas.

Yoann Olid