Thierry Caens met les feux du 14 juillet en musique : « J'ai eu encore plus le trac de jouer à Dijon»

Le célèbre trompettiste et compositeur dijonnais Thierry Caens était aux commandes de l'animation musicale pour les feux d'artifice tirés ce jeudi 14 juillet depuis le lac Kir de Dijon. Une mission qu'il  a pris très au sérieux et dont il dévoile la préparation pour K6FM.

13 juillet 2016 à 13h19 par 45

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Le célèbre trompettiste et compositeur dijonnais Thierry Caens était aux commandes de l'animation musicale pour les feux d'artifice tirés ce jeudi 14 juillet depuis le lac Kir de Dijon. Une mission qu'il  a pris très au sérieux et dont il dévoile la préparation pour K6FM.

C'est sa musique qui a accompagné cette année les lumières du lac Kir.

Ce 14 juillet 2016, comme elle en a pris l'habitude, la Ville de Dijon avait donné carte blanche à un artiste pour créer une composition musicale qui accompagne le travail des artificiers. De son côté, Thierry Caens fête ses années ses 31 ans de carrière au conservatoire de Dijon. Les deux mouvements se sont donc rejoints et après le violoniste Didier Lockwood en 2015, c'est le trompettiste dijonnais qui a pris cette année les clés de la musique.

« C'est très particulier de créer sous la contrainte d'un feu d'artifice. On a travaillé du début à la fin avec les artificiers de Lacroix Ruggieri pour faire un spectacle commun, cadré, minuté à la seconde. On harmonise tout et c'est très intéressant.»

Le groupe No Smoking, la voix de Christian Léchenet, l'ensemble de cuivre du Conservatoire ou encore le groupe éléctro Super Faust l'ont accompagné pour jouer sa musique devant des centaines de milliers de personnes : une composition inédite avec basée sur une oeuvre du compositeur Georg Friedrich Haendel, musique traditionnelle des feux d'artifice au 18e siècle, avant «de s'en éloigner et de sortir des sentiers battus avec des ambiances plus pop/ éléctro » nous confie le trompettiste.

�? plus de 50 ans, le Dijonnais a  tout connu : il est l'invité des plus grandes salles du monde, du Victoria Hall de Genève au Bunka Kaikan de Tokyo en passant par les �?tats-Unis, la Chine, l'Italie et Paris. Pourtant, ce travail de mise en musique d'un spectacle pyrotechnique lui procure des sensations très particulières : « Je sais que c'est un honneur de pouvoir faire ça dans les dizaines de milliers de spectateurs des feux, d'autant plus à Dijon, chez moi. J'ai donc stressé comme au premier jour, je voulais que tout soit parfait, j'ai été encore plus exigent avec cette oeuvre ».

Le résultat? Un "concert" qu'il assure, a été un feu d'artifice pour ses 31 ans de carrière : «C'est un mélange de tendance qui résume assez bien ma vision de la musique, libérée, entre le classique et le pop...». De quoi régaler les oreilles, et les yeux des Dijonnais présents sur la plage, à Talant, Plombières et tout autour.

Yoann Olid