"Un président ne devrait pas dire ça" : les Républicains demandent la destitution de François Hollande

Dans un communiqué, le député maire Les Républicains de Beaune Alain Suguenot annonce qu'il soutient une proposition portée par plusieurs élus de son parti pour demander la déstitution de François Hollande de son poste de Président. Le chef de l'État est accusé d'en avoir trop dit dans le livre "Un président ne devrait pas dire ça".

10 novembre 2016 à 5h17 par 45

K6 FM

Dans un communiqué, le député maire Les Républicains de Beaune Alain Suguenot annonce qu'il soutient une proposition portée par plusieurs élus de son parti pour demander la déstitution de François Hollande de son poste de président. Le chef de l'�?tat est accusé d'en avoir trop dit dans le livre "Un président ne devrait pas dire ça".


« Avec consternation, nous avions en effet pris connaissance des propos de François Hollande dans ce livre ». explique l'élu beaunois qui, avec tous les députés Les Républicains, va donc mettre en pratique l'article 68 de la Constitution qui permet d'engager une procédure devant la Haute Cour du Parlement pour déchoir le président de sa fonction.


« Se livrer, en cours de mandat à de telles confidences est une faute gravissime d'un Chef de l'Etat en exercice. On croirait lire les mémoires d'un ancien Président. Dans ces pages, en effet, le Président de la République, Chef des Armées, a, par exemple, communiqué de façon très détaillée à des journalistes ses conversations avec les Présidents Obama et Poutine. Il a confié par ailleurs le ciblage des bombardements français sur des objectifs en Syrie et des documents ultraconfidentiels publiés par la suite dans leur journal...» détaille Alain Suguenot, qui ne s'arrête pas là : « Il leur a détaillé les conditions de libération des otages par nos forces spéciales ; il leur a précisé que la France paie des preneurs d'otage, directement ou indirectement. Il leur a confié qu'il a lui-même ordonné l'assassinat de terroristes identifiés, les fameuses opérations « Homo » : "J'en ai décidé quatre au moins " a-t-il déclaré. La liste des personnes ciblées est par ailleurs communiquée aux mêmes journalistes.»


«François Hollande met notre pays en péril, dévoilant des secrets-défense que nos adversaires peuvent exploiter contre nous.»


Avec le contexte rendu compiqué avec les attaques terroristes et l'état d'urgence, les élus Les Républicains se demandent pourquoi le Président de la République, dans l'exercice de ses fonctions, «viole ainsi ouvertement l'obligation de secrets qui pèsent sur les décisions les plus sensibles qu'il doit prendre en tant que Chef des Armées ? Si, par exemple, un officier de l'une de nos unités de l'Armée française, un responsable de nos services de renseignement, voire l'un de nos diplomates n'avait révélé que le quart de la moitié des secrets de défense nationale que le Président de la République a lui-même divulgués, il serait menacé de poursuites.»


Yoann Olid