Université de Bourgogne : Coup de force des étudiants contre les coupes budgetaires

Plusieurs centaines d'étudiants réunis autour d'une intersyndicale ont interrompu le Conseil d'Administration de l'Université de Bourgogne sur les orientations budgétaires. Pris à parti, le président Alain Bonnin a ouvert le dialogue pour expliquer les prochaines coupes budgétaires.

29 septembre 2016 à 6h05 par 45

K6 FM

Plusieurs centaines d'étudiants réunis autour d'une intersyndicale ont interrompu le Conseil d'Administration de l'Université de Bourgogne sur les orientations budgétaires. Pris à parti, le président Alain Bonnin a ouvert le dialogue pour expliquer les prochaines coupes budgétaires.

« Il faut intervenir comme ça pour qu'on soit enfin entendu » c'est le message de Léo, un des étudiants qui s'est mobilisé ce jeudi matin sur le campus de Dijon contre les possibles coupes budgétaires au sein de la fac.

Membres de l'UNEF, personnels et professeurs de l'université ou encore étudiant de Châlon, ils étaient au total un bon millier à avoir forcé l'entrée du Conseil d'Administration aux alentours de 10h pour empêcher ce dernier de voter le budget. « Le président veut couper le budget et certaines filières vont en pâtir. Certains masters en musicologie ou en lettres classique devraient fermer» explique un représentant. « On ne veut pas de ses coupes ! Où est l'argent ? » crient d'autres.

 

Un temps muet, le président Alain Bonnin prend ensuite la parole pour expliquer la situation de l'Université : « Je comprend votre inquiétude. On va voter déjà cette année un budget en déficit de 2,5 millions. Le nombre d'étudiant a augmenté de plus de 2 000 à l'UB, et parallèlement, le financement de l'�?tat ne change pas. �?a ne nous fait pas plaisir, mais nous devons faire avec ce que l'on a» annonce-t-il en substance.

Une politique "de la patate chaude" que continue à dénoncer l'UNEF, qui rappelle les investissements dans la rénovation des bâtiments ou dans l'accueil des étudiants chercheurs internationaux des dernières années pour plusieurs milliers d'euros.

Les débats se sont poursuivis dans un climat plus serein au sein de l'amphithéâtre Galilée, où les membres du Conseil ont proposés aux manifestants de débattre. Le CA lui, a logiquement été reporté.

Yoann Olid