Université de Bourgogne : les élus de la Nièvre veulent des étudiants en médecine

Pour faire face aux manques de médecins et de jeunes sur leur territoire, plusieurs élus de la Nièvre se sont réunis ce lundi devant le siège de l'Université de Bourgogne à Dijon pour demander la création d'une première année de médecine sur le campus de Nevers. Une possibilité que refuse la direction de l'uB.

27 mars 2017 à 11h29 par 45

K6 FM

Pour faire face aux manques de médecins et de jeunes sur leur territoire, plusieurs élus de la Nièvre se sont réunis ce lundi devant le siège de l'Université de Bourgogne à Dijon pour demander la création d'une première année de médecine sur le campus de Nevers. Une possibilité que refuse la direction de l'uB.

Alors qu'un conseil d'administration de l'université se tenait ce lundi 27 mars à Dijon, plusieurs élus de la Nièvre eux ont fait le déplacement en Côte-d'Or, au siège dijonnais de l'université dont dépend le campus de Nevers. Leur demande est la même depuis plusieurs semaines : ils souhaitent la création d'une PACES (Première Année Commune aux �?tudes de Santé), une classe de première année de médecine universitaire.

L'objectif serait double pour les élus nivernais : ramener de la jeunesse dans un territoire dont la moyenne d'âge veillit d'année en année, et lutter contre la désertification médicale.

Sauf que la direction de l'université s'y refuse, et l'a répeté en fin de semaine dernière via un communiqué du président Alain Bonnin : « nous avons développé une école d'ingénieur de renommées nationale et européenne, l'ISAT, nous avons mis en place une L1 et L2 de Droit, nous avons mis en place un master MEEF, et enfin dernièrement, nous avons également ouvert une L1 de sciences de l'éducation à la rentrée 2016-2017. Parce que l'université de Bourgogne est un partenaire sincère, elle n'a jamais laissé entendre aux élus de la Nièvre qu'une ouverture d'une première année de PACES serait possible à Nevers. Le Conseil d'Administration de l'uB l'a d'ailleurs rappelé par une délibération sous forme de v�?u lors de sa séance du 14 février 2017.»

Le président a d'ailleurs dénoncé des méthodes très limite de la part des élus de la Nièvre, venus ce 27 mars alors qu'il était clairement prévu qu'Alain Bonnin ne puisse pas les recevoir à cette date.

Dans le même temps, les élus ne baissent pas les bras : le département de la Nièvre a lancé une pétition sur internet (voir) pour demander la création d'une PACES.

Yoann Olid