« Faire de la marche et du vélo des mobilités du quotidiens » 2027 sera l'année du vélo à Dijon

Alors que les Rencontres du Réseau Vélo et Marche 2026 se closent sur Nancy, Dijon est déjà nominée pour la prochaine édition de 2027. Avec 382 kilomètres de pistes cyclables dans sa métropole, la ville de Dijon voit en ces rencontres « une invitation à poursuivre et amplifier ces actions ».

Publié : 12h00 par Adrien Favrie

La métropole dijonnaise travaille depuis 2016 avec le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal.
La métropole dijonnaise travaille depuis 2016 avec le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal.
Crédit : La métropole dijonnaise travaille depuis 2016 avec le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal.

Du 22 au 24 septembre 2027, Dijon accueillera les Rencontres du Réseau Vélo et Marche, un rendez-vous national sur fond de nouveaux projets pour les déplacements verts au quotidien. Trois ans avant la fin du projet local d'urbanisme intercommunal, l'objectif est de multiplier par quatre la part du vélo mesurée en 2016, soit 12% de déplacements à vélo.

Le Réseau Express Vélo fait partie des projets annoncés. Similaire aux modèles de Strasbourg ou Grenoble, le réseau n'est pas encore achevé. En 2026, Dijon figure parmi les cinq agglomérations françaises ayant une dynamique positive, mais jugée insuffisante pour atteindre les standards officiels d'un réseau express par l'organisation non gouvernementale de protection de la nature World Wide Fund (WWF).

Pour les piétons, un schéma directeur doit traiter, notamment, de l’accessibilité et de la place des enfants. La marche pèse déjà 30 % des déplacements métropolitains, selon les collectivités.

 

Des modes de déplacement écologiques, mais aussi économiques

Laisser la voiture au garage peut alléger à la fois les émissions de CO2 et le budget familial. Selon le comparateur Impact CO₂ de l'Agence de la transition écologique (ADEME), la voiture thermique émet environ 13 fois plus de CO₂ par kilomètre que le vélo électrique. 

L'écart se retrouve aussi dans les dépenses personnelles. L'Institut national de la consommation évalue le coût d'utilisation d'un vélo électrique à 50 centimes d'euro pour 100 kilomètres, contre 14 euros pour une voiture thermique. Ces montants ne comptent pas les réparations éventuelles d'un véhicule motorisé et sont indexés sur des moyennes de consommation nationales.

Pour les petites distances, la marche évite toute dépense de carburant ou de stationnement. Encore faut-il pouvoir rejoindre les commerces, l'école ou le travail dans de bonnes conditions.

La ville de Dijon annonce ces rencontres sous un objectif clair : « faire de la marche et du vélo des composantes à part entière des mobilités du quotidien ».