Dijon métropole veut accélérer le développement du vélo et des mobilités actives

Dijon métropole poursuit sa politique en faveur des déplacements durables. La collectivité lance deux études stratégiques pour améliorer les conditions des vélos, de marche et apaiser la circulation dans les quartiers résidentiels. L'objectif est de construire un espace public plus agréable et mieux adapté aux mobilités du quotidien.

Publié : 17h00 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

Deux études stratégiques destinées à accompagne le développement des mobilités actives sont lancées.
Deux études stratégiques destinées à accompagne le développement des mobilités actives sont lancées.
Crédit : Ademe

Dijon métropole franchit une nouvelle étape dans sa politique de mobilité. La collectivité annonce le lancement de deux études stratégiques destinées à accompagner et accélérer le développement des mobilités actives sur l’ensemble de son territoire. L’objectif : favoriser davantage la marche et le vélo, améliorer la sécurité des déplacements et rendre l’espace public plus agréable à vivre.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi-HD), du Plan climat et biodiversité ainsi que du Schéma directeur cyclable adopté en 2023. Dijon métropole entend ainsi poursuivre sa transformation vers un espace public « plus sûr, plus apaisé et mieux partagé entre les différents usages ».

 

Un nouveau cap pour le réseau cyclable métropolitain

Première étude annoncée : la mise en œuvre opérationnelle du Schéma directeur cyclable. Adopté en 2023, ce document prévoit la création d’un réseau structurant de 220 kilomètres d’itinéraires cyclables à l’échelle métropolitaine.

Si plusieurs aménagements existent déjà, Dijon métropole estime qu’il est désormais nécessaire d’adopter une approche globale afin de constituer un réseau continu, lisible et performant.

L’étude devra notamment :

  • D’établir un diagnostic détaillé des axes structurants ;
  • De hiérarchiser les projets en fonction de leur faisabilité et de leur potentiel de report modal ;
  • De définir une programmation pluriannuelle des aménagements ;
  • De construire une logique d’itinéraires continus à l’échelle métropolitaine plutôt qu’une succession d’opérations ponctuelles

Pour la collectivité, l’enjeu dépasse la simple création d’infrastructures. Il s’agit de bâtir un réseau cohérent, continu et sécurisé, capable de relier efficacement les communes, les quartiers, les pôles d’emploi, les établissements scolaires et les équipements publics.

 

Un plan de circulation pour apaiser les quartiers

La seconde étude concerne l’élaboration d’un plan de circulation destiné à limiter le trafic de transit dans les quartiers résidentiels et à réduire les vitesses excessives.

L’objectif affiché est double : améliorer le cadre de vie des habitants tout en redonnant davantage de place aux mobilités actives dans les espaces de proximité.

Une première phase consistera à réaliser un diagnostic complet du fonctionnement des quartiers afin d’identifier les secteurs prioritaires. Une seconde phase permettra de définir des propositions d’aménagement, un calendrier de mise en œuvre ainsi que les modalités de concertation avec les habitants.

Au-delà de la circulation, cette réflexion s’inscrit dans des enjeux plus larges liés à la qualité de vie. Dijon métropole souhaite notamment agir sur la végétalisation, la sécurité des déplacements, la réduction des nuisances sonores, l’amélioration de la qualité de l’air et un meilleur partage de l’espace public.

La collectivité entend également favoriser la marche, sécuriser les parcours piétons, notamment pour les enfants et les personnes âgées, et créer des espaces publics plus agréables à vivre.

 

Plusieurs projets déjà engagés

Dijon métropole rappelle que plusieurs opérations structurantes sont déjà en cours pour améliorer les déplacements à pied et à vélo. Parmi elles figurent la future passerelle Jean-Jaurès, les aménagements de la route d’Ahuy ou encore ceux de la rue Stephenson.

« Parallèlement, des démarches d’apaisement sont déjà mises en œuvre ou engagées dans plusieurs secteurs du territoire, notamment à Montchapet avec l’extension des zones 30, ainsi que dans le cadre des réflexions actuellement menées sur d’autres quartiers de la métropole », précise l'organisme.

Selon Dijon métropole, les nouvelles études permettront de renforcer la cohérence de l’ensemble de ces opérations, de mieux prioriser les investissements et de s’appuyer sur l’expertise de bureaux d’études spécialisés.

 

Une démarche concertée avec les habitants et les communes

La collectivité souhaite mener ces deux études dans une logique de dialogue et de co-construction. Des rencontres seront organisées avec les associations d’usagers afin de recueillir les attentes des piétons, des cyclistes et, plus largement, de l’ensemble des utilisateurs de l’espace public.

Dijon métropole travaillera également en étroite collaboration avec les 23 communes du territoire. L’objectif est de construire une stratégie cohérente à l’échelle métropolitaine, de garantir la continuité des itinéraires et de répondre au mieux aux réalités locales.

 

« Préparer dès aujourd’hui la métropole des mobilités de demain »

François Rebsamen, président de Dijon métropole, souligne l’importance de ces enjeux pour les années à venir :

« Les mobilités du quotidien constituent l’un des grands défis des années à venir. Notre ambition est simple : permettre à chacune et chacun de se déplacer plus facilement, plus sûrement et plus durablement. Cela passe par des aménagements cyclables cohérents, mais aussi par des quartiers plus apaisés, où la marche retrouve toute sa place. »

Il ajoute : « En lançant ces deux études stratégiques, Dijon métropole se donne les moyens d’accélérer la transformation de l’espace public tout en construisant une vision partagée avec les communes, les habitants et les usagers. Nous voulons préparer dès aujourd’hui la métropole des mobilités de demain, une métropole plus agréable à vivre, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement. »