Le Dijonnais Tim Mérieux réussit ses débuts en Porsche Cup lors des 12 Heures du Paul Ricard

Appelé à la dernière minute par SebLajoux Racing, le Dijonnais Tim Mérieux a réussi ses débuts en Porsche 992 GT3 Cup lors des 12 Heures du Paul Ricard. Une première expérience convaincante en endurance, conclue par une sixième place de catégorie malgré un souci mécanique.

Publié : 18h00 par
La Rédaction

Tim Mérieux déjà dans le coup pour ses débuts en Porsche Cup lors des 12H du Paul Ricard.
Tim Mérieux déjà dans le coup pour ses débuts en Porsche Cup lors des 12H du Paul Ricard.
Crédit : Tim Mérieux Media AH Presse

Le week-end du 6 et 7 juin, Tim Mérieux a vécu une expérience qu’il n’est pas près d’oublier. Contacté quelques jours seulement avant les 12 Heures du Paul Ricard, le jeune pilote dijonnais a découvert la Porsche 992 GT3 Cup en conditions de course et a immédiatement démontré sa capacité d’adaptation. À l’arrivée, l’équipage de la voiture n°910 décroche la sixième place de sa catégorie, avec un bilan particulièrement encourageant pour le pilote de 21 ans.

 

Un appel inattendu qui change tout

Rien ne laissait présager un tel week-end lorsque Tim Mérieux a commencé sa semaine d’école. Pourtant, un coup de téléphone de Sébastien Lajoux, team manager de SebLajoux Racing, est venu bouleverser son programme.

« J’avais déjà eu des contacts avec SebLajoux Racing plus tôt cette année. Sébastien Lajoux, le team manager, m’a appelé le lundi précédent la course car ils étaient à la recherche d’un Silver. Nous avons validé ma participation le mercredi et je suis parti directement vers le Circuit Paul Ricard », raconte-t-il dans son communiqué transmis.

Sur la route entre Dijon et Le Castellet, l’enthousiasme est déjà palpable. « C’était une proposition excitante que j’étais fier d’avoir reçue. Je voulais absolument remonter dans une voiture, reprendre le volant, retrouver ce feeling si particulier et agréable à la fois. »

 

Une découverte attendue de longue date

Après deux saisons passées en prototype et un passage par l’Alpine Cup, le Dijonnais retrouvait une catégorie bien différente.

« La Porsche 992 GT3 Cup est une voiture avec laquelle je rêvais de rouler. J’avais eu un premier aperçu au Junior Programme de Porsche France en 2023 mais cela n’a rien à voir avec une vraie course. J’étais sûr que j’allais m’amuser dans cette fabuleuse Porsche. »

Au-delà de la voiture, Tim Mérieux découvrait également les 24H Series, championnat européen d’endurance regroupant plusieurs catégories GT. Pour cette épreuve du Paul Ricard, disputée sur deux journées de six heures, il partageait le volant avec Lionel Amrouche et Loïc Teire au sein de la catégorie 992 Am.

 

Peu de roulage, mais une adaptation express

Dès ses premiers tours de roue, le pilote bourguignon a dû composer avec un temps de préparation limité. Quelques séances d’essais seulement lui ont permis de prendre ses marques avant les qualifications. Une situation qui ne semble pas l’inquiéter.

« J’ai toujours eu peu de roulage avant d’arriver dans les moments qui comptent. Je crois que c’est ma force de pouvoir montrer ce que je vaux en étant moins bien préparé que les autres. J’ai cette capacité à m’exprimer derrière un volant rapidement. »

L’équipage se qualifie finalement au septième rang de sa catégorie avant le départ de la course.

 

Une première expérience convaincante en endurance

Samedi après-midi, Tim Mérieux prend son premier relais. Après quelques tours d’adaptation, il trouve rapidement son rythme et remonte plusieurs positions. Cette première expérience lui impose toutefois de nouvelles contraintes, notamment la gestion du trafic avec les GT3, plus rapides.

« J’ai géré différemment le trafic pendant ce premier relais. J’avais toujours roulé dans la catégorie reine donc je ne m’étais jamais fait doubler par des voitures plus rapides. J’ai été plus prudent, j’ai regardé dans mes rétroviseurs pour être sûr de ne pas faire d’erreur. »

Sa prestation convainc immédiatement l’équipe, qui lui confie le départ de la deuxième partie de course le dimanche.

Avant de s’installer dans le baquet, le Dijonnais savoure ces instants particuliers propres à l’endurance. « Ce sont des moments d’adrénaline que nous partageons avec toute l’équipe. Serrer la main des mécanos avant de monter dans la voiture, se faire encourager, ce sont des instants inoubliables que j’étais heureux de revivre. »

 

Plus de deux heures d’affilée au volant

Dimanche, alors que l’équipage pointe à la quatrième place de sa catégorie, Tim Mérieux choisit la prudence au départ avant d’augmenter progressivement le rythme.

Sa régularité impressionne les ingénieurs, qui décident de prolonger son relais. Au total, le jeune pilote enchaîne 2 heures et 28 minutes de course sans interruption.

« J’ai tellement pris de plaisir. Dans la voiture, je me suis dit que j’avais tellement bien fait de m’entraîner sans relâche pendant tout ce temps. Je n’ai pas eu de douleur physique, seulement de la fatigue au fur et à mesure des heures. Je suis content d’avoir été lucide jusqu’au bout. Je n’ai commis aucune erreur d’inattention. Mes tours étaient très constants puisque je naviguais toujours dans les mêmes dixièmes. »

 

Une sixième place malgré un souci mécanique

Alors que l’équipage semblait en mesure de viser un meilleur résultat, un problème technique vient ralentir la progression de la Porsche n°910. Rapidement réparée par les mécaniciens, la voiture perd néanmoins plusieurs tours et recule au classement. Le trio termine finalement sixième de la catégorie 992 Am.

Un résultat qui laisse quelques regrets mais qui n’efface pas la satisfaction générale.

« Nous aurions pu faire mieux mais un manque de chance mécanique nous a retardé. Bravo à l’équipe qui a fait un super travail pour nous permettre de rapidement prendre la piste. J’étais satisfait de rallier l’arrivée avec Lionel et Loïc qui ont eux aussi été au niveau. J’ai montré que j’étais toujours là et que j’avais une grosse marge de progression. »

 

Déjà tourné vers la suite

Cette première apparition réussie au volant d’une Porsche Cup pourrait bien ouvrir de nouvelles perspectives au pilote dijonnais.

« J’ai envie de finir le championnat avec SebLajoux Racing. Tout a été parfait au niveau du team. Je veux absolument être au départ des 24 Heures de Barcelone. C’est l’objectif sportif de cette fin de saison. »

Avant le rendez-vous catalan, Tim Mérieux pourrait retrouver la compétition dès le début du mois de juillet à l’occasion des 12 Heures du Nürburgring.