Le maire de Chevigny-Saint-Sauveur Guillaume Ruet alerte le Premier ministre sur la baisse du CNFPT

Guillaume Ruet, maire de Chevigny-Saint-Sauveur, s’est adressé à Sébastien Lecornu via une lettre ce lundi 2 mars. L’élu alerte le Premier ministre sur les conséquences de la diminution des financements du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).

Publié : 9h00 par
Guillaume Ruet s'est adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu ce lundi 2 mars.
Guillaume Ruet s'est adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu ce lundi 2 mars.
Crédit : K6FM

45 millions d’euros. C’est le montant en moins attribué au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) par le projet de loi de finance 2026. Une diminution qui interpelle le maire de Chevigny-Saint-Sauveur Guillaume Ruet. L’édile s’est ainsi adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu ce lundi 2 mars.

 

Des conséquences locales 

« Le plafonnement, dans la dernière loi de finances, des recettes du CNFPT à 397 millions d'euros et l'encaissement par l'Etat des financements supplémentaires est un prélèvement forcé inacceptable débute le membre des Républicains dans sa lettre. Il continue : Puisque c'est l'argent des collectivités territoriales, dont les contributions financent à 100% le budget du CNFPT ». 

Le Centre national de la fonction publique territoriale permet de subvenir aux besoins des communes locales. Cette diminution de plus de 10% impacterait drastiquement Chevigny-Saint-Sauveur. « Avec ses 200 agents, ce n'est pas une abstraction budgétaire. La formation de nos personnels - qu'il s'agisse des policiers municipaux, des agents techniques, des personnels de la petite enfance ou des services administratifs - dépend directement des capacités du CNFPT à remplir ses missions », estime Guillaume Ruet. 

Les communes, notamment les plus petites et les plus rurales, seraient ainsi les premières à pâtir de ce manque de moyens.

 

Une solidarité affichée

Yohann Nédélec, président du CNFPT, dénonçait fin janvier sur le réseau social Bluesky « un réel racket et une méthode de voyous. » Une réaction personnelle qui s’aligne avec celle de son conseil d’administration. Ce qui réjouit le maire chevignois :  « Je les rejoins pleinement. Ils ont voté à l'unanimité une motion de protestation, en soulignant que cette décision porte atteinte aux principes de libre administration des collectivités territoriales et d'autonomie financière des établissements publics locaux, principes à valeur constitutionnelle. »

Guillaume Ruet termine son propos en demandant à Sébastien Lecornu de reconsidérer ces choix qui mettraient « un coup de frein brutal à un organisme indépendant de l'Etat qui a fait ses preuves en matière de formation des agents. »