Mobilisations lycéennes : la FCPE Bourgogne appelle au dialogue et à la protection des jeunes

Les mobilisations lycéennes en Bourgogne font réagir la FCPE. Dans un communiqué diffusé mercredi 30 septembre, ses fédérations de Côte-d’Or, Nièvre, Saône-et-Loire et Yonne appellent au dialogue. Elles demandent que les jeunes puissent exprimer leurs revendications dans un cadre « démocratique, pacifique et respectueux de chacun ».

Publié : 6h00 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

Les blocus se multiplient à Dijon, en Côte-d'Or et partout en France.
Les blocus se multiplient à Dijon, en Côte-d'Or et partout en France.
Crédit : Photo DR : image générée par IA

Alors que le mouvement se poursuit notamment à Dijon, la fédération de parents défend une expression pacifique et sécurisée des lycéens. Cette prise de position intervient dans un contexte tendu à Dijon. Des incidents ont éclaté mercredi devant le lycée Le Castel. Des tirs de mortiers, jets de projectiles et incendies de poubelles ont été signalés. Deux personnes ont été interpellées et aucun blessé n’était recensé selon la préfecture. 

Le mouvement s’est poursuivi jeudi 1er octobre, avec des blocages devant Le Castel et le lycée Hippolyte-Fontaine. 

 

Des préoccupations sur les conditions d’études

La FCPE Bourgogne énumère plusieurs sujets qu’elle estime au cœur des préoccupations des lycéens. L’organisation cite les classes chargées, les emplois du temps, le manque d’enseignants et de personnels ou les absences non remplacées. Elle évoque aussi les conditions d’études, l’orientation et Parcoursup.

Selon elle, ces revendications rejoignent des préoccupations qu’elle porte depuis plusieurs années. La FCPE insiste cependant sur l’autonomie des jeunes. Elle refuse toute « instrumentalisation ou récupération politique » des mobilisations et estime que la parole doit rester celle des lycéens.

 

Privilégier le dialogue dans les établissements

Pour l’organisation de parents d’élèves, l’expression collective participe à l’apprentissage de la citoyenneté.

Elle appelle les directions des établissements et l’Éducation nationale à favoriser le dialogue. Elle souhaite notamment faciliter les échanges et la tenue d’assemblées générales lycéennes, dans le respect des règles de la vie scolaire. Les lycéens disposent effectivement de plusieurs droits collectifs, notamment de réunion, d’association, de publication et d’affichage. Leur exercice reste encadré par les règles des établissements.

 

La FCPE condamne les violences et les dégradations

La fédération rappelle également que la liberté de manifester doit s’accompagner du respect des personnes et des biens. « Aucune revendication ne justifie les agressions, intimidations ou dégradations », affirme-t-elle. Cette déclaration intervient après les événements survenus devant Le Castel. Plusieurs syndicats et responsables politiques ont depuis réagi aux incidents et à l’intervention des forces de l’ordre. Le rectorat a également condamné les perturbations tout en rappelant l’importance de la liberté d’expression. 

Pour la FCPE, entendre les revendications ne signifie donc pas cautionner d’éventuels débordements. Elle appelle les lycéens mobilisés à privilégier des actions pacifiques.

 

Une vigilance particulière en raison de la présence de mineurs

Les quatre fédérations départementales interpellent aussi les préfets, sous-préfets et forces de l’ordre.

Elles demandent de veiller à la protection des jeunes et à l’encadrement des rassemblements. La présence de nombreux mineurs doit conduire, selon elles, à privilégier « la prévention, le dialogue et l’apaisement ». La FCPE invite également les parents qui le peuvent à accompagner les lycéens lors des rassemblements. Leur présence pourrait, selon elle, contribuer à prévenir les tensions et faciliter le dialogue.

 

Un appel à la responsabilité de tous

Au final, la FCPE Bourgogne renvoie chaque acteur à ses responsabilités. Les pouvoirs publics doivent garantir les libertés et la sécurité. L’Éducation nationale est appelée à écouter les préoccupations des élèves. Les manifestants doivent, de leur côté, respecter les personnes et les biens.

Pour l’organisation, l’École doit aussi permettre aux jeunes d’apprendre à débattre, s’exprimer et exercer leur citoyenneté.