Côte-d'Or : une hausse forcée des indemnités pour les maires des petites communes

À l'heure de la grogne contre la hausse des indemnités des élus régionaux, certains maires de petit village de Côte-d'Or se plaignent de la hausse forcée de leur indemnité de base, désormais fixée par une loi. Les élus sont obligés de mieux se rémunérer, au détriment parfois du budget municipal.

9 mars 2016 à 6h09 par 45

K6 FM

�? l'heure de la grogne contre la hausse des indemnités des élus régionaux, certains maires de petit village de Côte-d'Or se plaignent de la hausse forcée de leur indemnité de base, désormais fixée par une loi. Les élus sont obligés de mieux se rémunérer, au détriment parfois du budget municipal.

Depuis le 1er janvier 2016, la loi impose en effet aux édiles des communes de moins de 1000 habitants de percevoir l'intégralité de leurs indemnités, même s'ils avaient choisi de n'en toucher qu'une partie pour faire des économies.

Certains élus de Côte-d'Or ont donc vu cette somme de base fixée par la loi être supérieure à ce qu'il touchait auparavant. S'ils désirent ne pas entamer le budget municipal, ils seront donc hors la loi.

Le but de cette loi votée en mars 2015 était de revaloriser le statut des élus. Mais pour Bruno Bethenod, maire d'Arceau et président de l'Association des maires ruraux de Côte-d'Or interrogé dans les colonnes du Bien Public ce mercredi «on n'a jamais demandé que les indemnités soient bloquées ! Ce qu'on voulait, c'est que, si un texte devait sortir, qu'il soit à l'identique de ce qui est prévu pour les communes de plus de mille habitants.» En clair, pouvoir proposer une diminution ou une augmentation des indemnités touchées par le premier édile au vote du Conseil Municipal.

Certains élus côte-d'oriens ont donc fait le choix de ne pas respecter cette loi. D'autres ont inscrits la somme dans leur budget prévisionnel, mais assurent qu'ils n'utiliseront pas la totalité de ce qui est prévu pour leur indemnité personnelle.

Yoann Olid