COVID-19 : 33 nouveaux décès en Bourgogne-Franche-Comté, déjà 850 volontaires pour aider les soignants

Etudiants et soignants, actifs et retraités, ont répondu à l’appel de l’opération #RenfortsCovid. Ils sont déjà 850 volontaires pour prêter main forte aux établissements de Bourgogne-Franche-Comté face à la crise sanitaire dont le bilan s’établit ce mardi soir à 220 décès en établissements de santé. 675 sorties d’hospitalisation sont recensées.

31 mars 2020 à 14h48 par la rédaction

K6 FM
Crédit: Photo dillustration K6FM

Avec 220 décès observés en milieu hospitalier et 915 patients hospitalisés en Bourgogne-Franche-Comté, l’épidémie de COVID-19 exige toujours un haut niveau de réponse sanitaire qui passe par la capacité des établissements à accueillir les patients les plus graves en réanimation. Tout au long du week-end et hier encore, les transferts de 50 malades se sont déroulés conformément à la programmation, vers des hôpitaux d’Auvergne-Rhône-Alpes et de PACA. A ce jour, 212 personnes sont prises en charge dans les services de réanimation de la région. Dans ce contexte, qui requiert un très fort engagement des équipes, dont certaines comptent des malades dans leurs rangs, les appels à la solidarité fonctionnent. L’ARS Bourgogne-Franche-Comté salue cet élan solidaire avec près de 850 volontaires, qui se sont ainsi d’ores et déjà manifestés dans le cadre de l’opération #Renforts-Covid. 

Le dispositif, lancé la semaine dernière, repose sur la plateforme en ligne sur laquelle établissements de santé ou médico-sociaux postent leurs besoins urgents en soignants, tandis que les volontaires proposent leurs compétences pour y répondre, qu’ils soient étudiants ou diplômés, actifs ou retraités. En trois jours 170 établissements se sont inscrits ; 23 d’entre eux ayant déclaré des besoins immédiats à hauteur de 65 postes, essentiellement d’aides-soignants, infirmiers, médecins. 13 postes sont d’ores et déjà pourvus sur l’ensemble du territoire de la région. Ces chiffres sont rapidement évolutifs, preuve du succès de cette mobilisation. 

Parallèlement, d’autres professionnels de santé-agents publics (Education nationale en particulier) viennent en appui de certains établissements.