Deux enquêtes participatives sur le Ver luisant et le Lézard des murailles en Bourgogne

La Société d’histoire naturelle d’Autun, dans le cadre de l’Observatoire de la Faune de Bourgogne, propose actuellement deux enquêtes participatives sur le Ver luisant et le Lézard des murailles.

21 juillet 2019 à 10h30 par la rédaction

K6 FM
Un exemple de l�zard des murailles
Crédit: Ludovic Jouve

Jusqu’au 31 août : enquête sur les Vers luisants 

Bien qu’on l’appelle « ver » luisant, il s’agit bien d’un insecte de la famille des Lampyridés, et appartenant à l’ordre des coléoptères - comme les coccinelles ou les hannetons. Les soirs d’été, les femelles se repèrent aisément à la lumière verte qu’elles produisent pour attirer les mâles. En Bourgogne, comme partout en France, les vers luisants disparaissent peu à peu de notre environnement. L’éclairage nocturne et l’utilisation de produits phytosanitaires, nocifs pour ses proies (limaces et escargots), en sont les principales causes. Le Groupe Associatif Estuaire et Labocea-CNRS ont lancé en 2015 une enquête nationale sur les vers luisants. Cette enquête est relayée en Franche-Comté par le Conservatoire botanique national de Franche-Comté-Observatoire régional des Invertébrés (CBNFC-ORI), et en Bourgogne par la Société d’histoire naturelle d’Autun-Observatoire de la Faune de Bourgogne (SHNA-OFAB). D’autres insectes sont bioluminescents en Bourgogne, n’hésitez donc pas à joindre une photo à votre observation pour aider les experts à certifier votre donnée.

 

Jusqu’au 30 septembre : enquête sur le Lézard des murailles

Inféodé aux falaises, rochers et autres talus de pierres, le Lézard des murailles s’est également très bien adapté à l’habitat humain et il s’observe couramment dans nos villes et villages. Cet animal, incapable de réguler sa température interne, recherche la chaleur sur les murs, murets ou rebords de fenêtre chauffés par le Soleil. Comme beaucoup d’espèces très communes, le lézard des murailles est dans certains secteurs encore si facile à voir qu’il est peu relevé par les observateurs. Sa répartition n’est donc pas parfaitement connue en Bourgogne. De plus, l’urbanisation croissante et certaine réfection des bâtiments ne sont pas favorables à cette espèce que l’on suspecte en diminution. Cette enquête lancée en 2013 après la parution du premier Atlas des reptiles de Bourgogne a d’ores et déjà permis de collecter plus de 1400 données sur l’espèces sur plus de 600 communes. Toutefois, 785 communes sur les 2009 en Bourgogne sont encore dépourvues de mention ! L’espèce y est-elle absente ? A-t-elle disparue ? Ou n’a-t-elle simplement pas été signalée ?

 

Participer aux enquêtes

Pour transmettre vos observations à la Société d’histoire naturelle d’Autun, rendez-vous sur le site faune.bourgogne-nature.fr  et cliquez sur l’image correspondant à votre enquête dans le diaporama de la page d’accueil. D’autres enquêtes sont à venir. Retrouvez-les sur faune.bourgogne-nature.fr. Il est possible de faire parvenir n’importe quelle observation sur la faune sur le même site en se rendant sur E-Observations ! Et ainsi participer à l’inventaire de la faune en Bourgogne. 

Communiqué