Dijon : Alain Millot souhaite un chevalet à 1 euro symbolique au lieu de 130 pour les commerçants

Dans un communiqué diffusé lundi 08 décembre, le Maire de Dijon Alain Millot explique vouloir diminuer le prix du premier chevalet de publicité pour les commerçants de Dijon de 130 à 1 euro symbolique. La ville de Dijon marquerait alors son soutien avec les commerçants dijonnais "en crise".

9 décembre 2014 à 7h44 par 45

K6 FM

 Les chevalets, ce sont ces portes-affiches ou publicités qui se trouvent à la devanture ou sur le trottoir devant les commerces dijonnais. Jusqu'à maintenant, il en coutait 130 �?� aux commerçants de "redevance" à la Ville de Dijon pour un chevalet. Afin d'éviter la prolifération des chevalets et la gêne sur les trottoirs, tout chevalet supplémentaire est lui facturé 460 �?�. Ces tarifs ne sont pas du goût des commerçants dijonnais, réunis sous l'égide de "Shop In Dijon", qui l'ont fait savoir.

Lors du prochain Conseil Municipal du 15 décembre, le maire de la ville Alain Millot prévoit de proposer l'abaissement de ces 130 �?� à 1 �?� symbolique en signe de soutien aux commerces. Pour éviter les dérives, les chevalets supplémentaires resteront au prix dissuasif de 460 euros.

" Cette création de redevance �?? en aucun cas une taxe ou un impôt, car personne n'est obligé de communiquer par le biais d'un chevalet devant sa boutique �?? tirait les conséquences logiques de la charte qualité élaborée avec l'Umih Côte-d'Or, au terme d'un accord gagnant-gagnant après de longs mois de discussions. Nous avions en effet abouti à la définition d'un certain nombre de bonnes pratiques : une terrasse bien tenue, des mobiliers et des enseignes de qualité, un trottoir respecté contribuent à la beauté du centre-ville de Dijon, espace historique préservé que viennent admirer des visiteurs du monde entier !
C'est sur ces principes d'esthétisme et de facilitation de la mobilité en ville (un objet sur un trottoir peut se révéler très gênant) qu'a été fixée à 130 euros l'autorisation de sortir un premier chevalet devant son commerce (460 euros pour chaque chevalet supplémentaire), étant précisé qu'un chevalet disposé sur une terrasse de café ou de restaurant, du moment qu'il reste dans l'emprise déclarée, n'est en aucune manière facturé ! Nous n'attendions, avec ce dispositif, aucune rentrée d'argent spectaculaire (notre simulation la plus favorable approchant seulement les 40 000 euros, à comparer par exemple aux 100 000 euros de la campagne de communication rappelée plus haut). Notre objectif était pédagogique : réglementer pour contraindre les abus, nos agents sur le terrain ayant constaté parfois jusqu'à 4 ou 5 chevalets devant certaines enseignes, sans évoquer certains mobiliers qui dépassaient les 2 mètres de haut !
Aujourd'hui, avec la volonté du dialogue constructif qui le caractérise, Olivier Padieu, président de Shop in Dijon, s'est fait le porte-parole de ses adhérents auprès de Danielle Juban pour rappeler que la création de cette redevance tombait au c�?ur d'une situation économique nationale difficile pour le commerce, qui touche bien évidemment Dijon même si j'estime que notre territoire résiste mieux que d'autres grâce à tous les aménagements que nous avons menés ces dernières années. Pour ceux qui ne veulent pas voir qu'il y a souvent foule dans nos rues les samedis, les comptages piétons en attestent !
Mais nous pouvons convenir qu'une réforme légitime, assumée, peut ne pas arriver au bon moment, que la force d'une juste innovation peut s'incliner à l'épreuve d'une réalité conjoncturelle. C'est pourquoi, comme le précisera une délibération en date du 15 décembre prochain, il sera proposé au conseil municipal de modifier le tarif du premier chevalet et de le fixer symboliquement à 1 euro, afin de marquer le soutien de la mairie à ses commerçants à l'heure où le pouvoir d'achat est bas et se disperse chaque jour un peu plus sur internet. Les chevalets suivants resteront au tarif volontairement dissuasif de 460 euros, afin d'éviter leur prolifération et sauvegarder un environnement de qualité. Cet environnement, c'est le plus grand centre commercial de Bourgogne à ciel ouvert, autrement dit le centre-ville de Dijon.
Bon shopping et bonnes fêtes de fin d'année."

Alain MILLOT, maire de Dijon, président du Grand Dijon