Disparues de l'A6 : Le procès en appel de Jean Pierre Mura débute à Dijon

Le procès en appel de Jean-Pierre Mura s'ouvre ce jeudi 16 juin devant les assises de Côte-d'Or à Dijon. L'homme avait été condamné en 2015 à 20 ans de réclusion pour le meurtre et la disparition d'une des "disparues de l'A6 en Saône-et-Loire, dans les années 80/90.

16 juin 2016 à 8h09 par 45

K6 FM

Le procès en appel de Jean-Pierre Mura s'ouvre ce jeudi 16 juin devant les assises de Côte-d'Or à Dijon. L'homme avait été condamné en 2015 à 20 ans de réclusion pour le meurtre et la disparition d'une des "disparues de l'A6 en Saône-et-Loire, dans les années 80/90.

�? l'origine de ce gigantesque dossier judiciaire : une série de meurtres de jeunes filles non élucidés dans les années 1980 et 1990.

Parmi les "disparues de l'A6" comme on les a nommées : Christelle Maillery, une collégienne de 16 ans, habitante du Creusot et tuée en 1986 de 32 coups de couteau. Le suspect Jean-Pierre Mura avait bénéficié d'un non-lieu en 1990, faute de preuves suffisantes.

Mais une association de défense de victime avait obtenu la réouverture du dossier en 2005 après avoir fait enquêter un détective privé, dont les preuves accusent là encore Jean-Pierre Mura, un schizophrène qui habitait dans le quartier au moment des faits.

Lui a assuré ne pas connaître Christelle, devant la cour d'assises de Saône-et-Loire en 2015, ce qui n'avait pas convaincu les jurés.

Selon son avocate dans les colonnes de l'AFP, Me Audrey Bittard, il "aborde sereinement" son procès en appel et "reste sur la même ligne de défense". "Depuis dix ans, il n'a pas changé de position", a-t-elle ajouté. Du côté des parties civiles, Me Corinne Herrmann a estimé que cette nouvelle audience était une "souffrance" pour la famille de Christelle Maillery, qui "sait le poids de ce procès".

Yoann Olid