Grève féministe du 8 mars à Dijon : Solidaires 21 appelle à la mobilisation
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Solidaires 21 appelle à une grève féministe du 8 mars à Dijon. Travail salarié, tâches domestiques, consommation : le syndicat invite à « arrêter tout » pour dénoncer les inégalités persistantes et défiler dans les rues du centre-ville, avec un rassemblement prévu place Darcy.
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À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, Solidaires 21 se mobilise. Une grève féministe est prévue ce dimanche 8 mars, place Darcy à Dijon.
Sur les visuels diffusés ces derniers jours, le ton est donné : « Le 8 mars n’est pas une fête, c’est une journée de lutte ! ». Le syndicat entend faire de cette date un moment de mobilisation massif autour des questions d’égalité salariale, de conditions de travail et de reconnaissance du travail invisible.
« On arrête tout »
Solidaires 21 invite les femmes à « faire la grève du travail salarié » avec un mot d’ordre clair : « On arrête tout ! » . Le syndicat appelle notamment les salariées du commerce, de la grande distribution ou encore de la culture à se mobiliser, rappelant que « le dimanche est un gros jour de chiffre. Bloquons les caisses, débrayons ! » .
Dans les secteurs de la santé et du social, où la continuité du service est indispensable, le mot d’ordre se veut adapté : assurer « les urgences vitales (assignations) », mais afficher le brassard « En grève » et refuser « toutes les tâches administratives ou non urgentes » .
La mobilisation ne s’arrête pas au lieu de travail. Solidaires 21 propose aussi un geste symbolique : modifier son message d’absence automatique avec la formule suivante : « Aujourd’hui 8 mars, je suis en grève féministe. Je ne répondrai qu’à partir de lundi. Cordialement, une travailleuse qui lutte. » .
Inégalités salariales : « À travail égal, salaire égal »
Au cœur de cette grève féministe du 8 mars à Dijon, la question des salaires reste centrale. Le collectif évoque des écarts persistants : « Quel que soit le métier, les hommes touchent en moyenne 28 % de salaire en plus ! » . Il indique également que les femmes sont « quatre fois plus souvent à temps partiel que les hommes » , souvent de manière contrainte.
Solidaires 21 insiste sur l’échéance européenne fixée au 7 juin 2026 pour la transposition de la directive sur la transparence salariale, qui doit renforcer le principe « à travail de valeur égale, salaire égal » . Les organisatrices réclament « une application ambitieuse » afin d’obtenir « l’égalité réelle des rémunérations et des carrières » .
Autre chiffre mis en avant : 21 % des femmes travailleraient le dimanche, notamment dans les métiers du soin, du nettoyage, du commerce ou de la culture. Le syndicat souligne un écart important dans la rémunération des astreintes, prenant l’exemple suivant : « Là où une infirmière ou une aide-soignante touchera 60 € bruts d’indemnité pour ses 8 heures de travail effectif, un chirurgien d’astreinte percevra, lui, plus de 250 € pour une demi- journée... passée chez lui. »
Un programme place Darcy à Dijon
À Dijon, la journée s’articulera autour de plusieurs temps forts place Darcy. Une « zone d’occupation féministe » est prévue à 11h30, avec stands, chorale et repas à prix libre. Le départ de la manifestation est annoncé à 14h, avec une fin festive place de la Libération.
Le mot d’ordre général reste sans ambiguïté : « Si on s’arrête, tout s’arrête ! ». Pour Solidaires 21, cette grève féministe du 8 mars à Dijon doit permettre de rendre visible le travail rémunéré et non rémunéré des femmes, et de rappeler que l’égalité ne se décrète pas, mais se conquiert.
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