François Sauvadet : « Encore une fois, monsieur Rebsamen, le Conseil départemental n'a pas vocation à devenir le banquier de la Ville de Dijon »

Le Président du conseil départemental de Côte d’Or, François Sauvadet, a réagi ce dimanche dans un communiqué à une interview de François Rebsamen donnée ce week-end dans le Bien Public.

5 novembre 2018 à 6h40 par la rédaction

K6 FM
Crédit: K6FM

« J'ai lu avec attention l'interview de François Rebsamen sur la Cité de la Gastronomie dans le Bien Public du jour. Je suis une nouvelle fois surpris par les déclarations du maire de Dijon. Et je veux rétablir quelques vérités. Car des contre-vérités ne deviennent pas la vérité même si elles sont assénées à longueur d'entretiens. Des contre-vérités ne font pas une politique.

Ainsi, dans le contrat de revitalisation de la BA102, le Préfet avait inscrit d'office la somme de 3 millions d'euros sans même que ce montant ait été discuté avec les services du Conseil départemental. Je n'ai pas signé ce contrat. Et là, je découvre que Monsieur Rebsamen revient à la charge avec le même procédé : il a fait voter par le Conseil municipal de Dijon, sans aucune concertation, une délibération enjoignant le Département à subventionner l'association de la Cité de la gastronomie à hauteur de 3 millions d'euros. Sans même m'en parler et sans qu'un projet concret ait été défini pour valoriser les filières de Côte-d'Or.

Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises et je le redis ici : le Département de la Côte-d'Or n'a pas vocation à être le banquier de la Ville de Dijon. Il a vocation à soutenir des projets dans l'intérêt de tous les Côte-d'Oriens.

Depuis le début, j'ai dit que je ne financerai la Cité de la gastronomie que si la Côte-d'Or dispose d'un espace clairement identifié. Un espace que le Département est prêt à acquérir pour promouvoir nos chefs, nos producteurs, nos filières dans un projet partagé. C'est extrêmement clair ! Et quand je dis cela, on me répond Bourgogne-Franche-Comté. Eh bien que la Région finance davantage alors.

Je profite de cette occasion pour redire à Monsieur Rebsamen que Dijon ne doit pas devenir une citadelle repliée sur elle-même et que le destin de la ville, ne lui en déplaise, est intimement lié au Département dont il ne considère l'intérêt que pour financer ses projets. Le mot "partenaire" a un sens. Le mot "dialogue" aussi. Encore faut-il être deux pour dialoguer et encore faut-il considérer que le partenariat est utile.

Quant aux recours qu'évoque le maire de Dijon dans cette interview, nous sommes, je le crois, dans un Etat de droit. Il faut respecter ses adversaires politiques. Dijon n'appartient pas à Monsieur Rebsamen. Il en est l'élu. Pas le Duc. »

Communiqué de François Sauvadet