La qualité de l’air sera mesurée différemment en 2021 en Bourgogne-Franche-Comté

L’ATMO, l’organisme chargé de surveiller la qualité de l’air en Bourgogne-Franche-Comté, va utiliser un nouvel indice en 2021 pour faire ses mesures. Ci-dessous les précisions données par l'ATMO.

21 décembre 2020 à 9h16 par la rédaction

K6 FM
Crédit: Photo dillustration K6FM

Ce nouvel indice, construit comme une déclinaison de l’indice européen, donne une information synthétique sur la pollution atmosphérique quotidienne pour toutes les communes de la région. Il fournit une représentation simplifiée de la qualité de l’air quotidienne en situation « de fond », c’est-à-dire éloignée des sources spécifiques de pollution comme les axes de trafic routier ou les industries, par exemple.

Des possibilités d’incertitudes

Obtenu sur la base de prévisions journalières, résultat d’un calcul des données des stations et d’une modélisation, l’indice ATMO peut compter une marge d’incertitude, à l’image des bulletins météorologiques.

L’échelle change, mais pas la qualité de l’air

Le changement d’échelle associé au nouvel indice ATMO donnera inévitablement une représentation différente de la qualité de l’air. Le changement de méthode de calcul, la prise en compte des particules fines PM2,5 et les ajustements de seuils permettront de mieux décrire la qualité de l’air, ce qui pourra apparaître comme une augmentation du nombre de jours avec une qualité de l’air « moyenne », « dégradée », « mauvaise » ou « très mauvaise ». Cela ne résultera pas d’une dégradation de la qualité de l’air, d’autant plus que celle-ci tend à s’améliorer depuis une vingtaine d’années.

Indépendant vis-a-vis des épisodes de pollution

Le nouvel indice ATMO n’a pas vocation à être un outil de gestion des pics de pollution. Conçu pour apporter une information quotidienne sur l’état de la qualité de l’air, il n’est pas prévu pour déclencher les dispositifs préfectoraux d’information, de recommandation et d’alerte. En outre, la qualité de l’air pourra être qualifiée de « mauvaise » sans pour autant qu’un dispositif préfectoral en lien avec un pic de pollution ne soit déployé.