Musique : Une 8e édition de "GéNéRiQ" inoubliable

"GéNéRiQ 2015 inoubliable !" Dans un communiqué, la Vapeur se félicite du succès des 40 artistes qui ont réchauffé pendant 4 jours les coeurs de villes de Belfort, Dijon, Besançon, Mulhouse et du Pays de Montbéliard pour la 8e édition du festival GéNéRiQ. À Dijon, plus de 3000 personnes ont profité des diffèrentes animations et concerts

17 février 2015 à 16h45 par 45

K6 FM

"GéNéRiQ 2015 inoubliable !" Dans un communiqué, la Vapeur se félicite du succès des 40 artistes qui ont réchauffé pendant 4 jours les coeurs de villes de Belfort, Dijon, Besançon, Mulhouse et du Pays de Montbéliard pour la 8e édition du festival GéNéRiQ. �? Dijon, plus de 3000 personnes ont profité des diffèrentes animations et concerts

La 8ème édition du festival GéNéRiQ a pris fin ce dimanche 15 février 2015. Plus de 10.000 festivaliers ont assisté à 44 tumultes scéniques en villes lors de cette aventure collaborative initiée et programmée par les Eurockéennes de Belfort, dont plus de la moitié furent complets. Pendant 4 jours, les agglomérations de Dijon, Besançon, Mulhouse, Belfort et du Pays de Montbéliard donnaient vie sonore et visuelle à un anti-festival dédié aux explorations musicales dont plus de la moitié en formule gratuite.

Piloté depuis 8 ans par 5 salles de musiques, (La Vapeur, La Rodia, Le Moloco, La Poudrière, Le Noumatrouff et le festival des Eurockéennes) GéNéRiQ s'est recentré sur ce qu'il fait de mieux : des concerts inattendus au plus près des habitants et du coeur des villes, dans un espace public qui fourmille, que l'on redécouvre et qui fait résonner l'hiver.

Défricheuse et imprévisible, l'édition GéNéRiQ 2015 a ainsi embarqué le public dans une aventure unique, au plus près des artistes et dans des lieux quelques fois bien étonnants : Le Temple Saint-Etienne à Mulhouse, église réformée la plus haute de France, ses magnifiques vitraux du XIVème siècle et son architecture ont offert un écrin colossal pour la voix grave de Betty Bonifassi (Montréal) et la pop glaçante de Grand Blanc (Metz). �? Besançon, l'électro subtile de Ghost Culture (Grande- Bretagne) et de Thylacine (Angers) auront caressé l'esprit des oeuvres de Gustave Courbet, Goya ou Titien au Musée des Beaux-Arts, en plein coeur de la ville historique. Quand l'ancienne Banque de France à Montbéliard, fermée au public depuis 2008, accueillait Dad Rocks! (Danemark) entre deux portes blindées. A Dijon, les voûtes du Cellier de Clairvaux ont résonné, chaque jour, sous les clameurs d'un public de tout âge. Sans oublier Belfort et ses concerts insolites et chaleureux en appartement, au coeur d'un garage ou sous le dôme animé d'un planétarium.

Tous ces lieux de magie et les artistes qui les auront animé laisseront, sans aucun doute, un souvenir précieux et le sentiment d'instants privilégiés.

N'oublions pas également la ferveur des soirées en club, et citons Rone et Fakear et leurs shows tant attendus qui ont fait salle comble, le grand retour de Carl Barât, le rock enragé et tout en sueur de Fat White Family, les jeunes et talentueux Feu!Chatterton, les concerts de la lilloise Laétitia Sheriff. Mais GéNéRiQ 2015, c'est aussi, Dad Rocks, fil rouge musical de cette édition, qui a transporté le public et fait preuve d'une endurance toute particulière à chacun de ses huit concerts, une joyeuse troupe québécoise Les Hay Babies qui débarquait en France pour la première fois, le concert événement et hautement symbolique de Betty Bonifassi à la Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme à Champagney pour un répertoire autour des chants d'esclaves afro-américains, le prodige blues boy Dan Owen, et Dj Pone, en artiste surprise d'un salon de thé pour brunch dominical marathon : 3h30, record battu !

Avec un projet réinventé (4 jours au lieu de 9) et dans un contexte où la culture en France est fragilisée par les baisses de subventions, un budget de circonstance, l'anti-festival GéNéRiQ, brisant les règles du genre, assumant sa stature d'événement mutant dans le paysage musical hexagonal, a réussi son pari : faire vibrer la musique populaire au coeur même des villes en rassemblant jeune public, mélomanes affirmés, clubbers et curieux autour d'instants musicaux atypiques vibrants et chaleureux. Enfin, la présence renforcée d'une délégation de la fédération DeConcert!, dont GéNéRiQ est un des 31 membres, regroupant une quarantaine de responsables de festivals internationaux majeurs (belges, suisses, danois, allemands, islandais, hongrois et français) aura permis, cette année encore, de conforter GéNéRiQ dans son rôle rassembleur et fédérateur, lui garantissant une reconnaissance professionnelle complémentaire de son succès public local.

Toute l'équipe de GéNéRiQ remercie le public, les artistes, les bénévoles et l'ensemble des 45 structures qui participent activement à la réussite de ce festival définitivement différent. Longue vie à l'aventure GéNéRiQ !