Inégalités salariales : les femmes cadres toujours moins payées que les hommes
L’association pour l’emploi des cadres a dévoilé son étude annuelle ce mardi 3 mars sur les inégalités entre femmes et hommes cadres. À quelques mois de la transposition en droit français de la directive européenne sur la transparence salariale, cette recherche montre également la difficulté pour les femmes cadres à s’emparer du droit à l’information.
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À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes (ce dimanche 8 mars), l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) publie son étude annuelle consacrée aux inégalités salariales entre femmes et hommes cadres.
Le constat reste préoccupant : malgré les avancées législatives et les débats croissants autour de l’égalité professionnelle, les écarts de rémunération persistent.
Les inégalités salariales entre femmes et hommes cadres toujours présentes
Selon l’étude publiée par l’Apec, les différences de rémunération demeurent marquées en 2025.
En moyenne, les hommes cadres gagnent 16 % de plus que les femmes. Leur salaire brut annuel moyen atteint 58 000 euros, contre 50 000 euros pour les femmes cadres. Même lorsque les profils sont comparables (même poste, même expérience ou qualification) l’écart persiste.
Ces disparités apparaissent très tôt dans la carrière professionnelle. Elles ont tendance à s’amplifier avec l’âge :
- Dès les premières années de travail, l’écart est perceptible
- Après 55 ans, il peut atteindre 12 %
Ces chiffres montrent que les progrès restent limités ces dernières années.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. L’Apec souligne notamment :
- La sous-représentation des femmes dans les métiers les mieux rémunérés comme la finance, l’industrie ou certaines fonctions commerciales
- Leur accès plus limité aux postes de direction
En 2025, seulement 17 % des dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire ou de grandes entreprises étaient des femmes, ce qui contribue à maintenir les écarts de rémunération.
Un sentiment d’injustice largement partagé par les femmes cadres et vérifié par cette étude
Au-delà des chiffres, l’étude met en évidence un ressenti très marqué chez les salariées.
- 40 % des femmes cadres estiment avoir moins de chances de réussir dans leur carrière que leurs homologues masculins, contre seulement 16 % des hommes.
- Une femme cadre sur deux considère que sa rémunération n’est pas à la hauteur de sa contribution.
- 44 % estiment devoir fournir davantage d’efforts pour obtenir une augmentation.
Les données recueillies par l’Apec confirment ce ressenti. Lorsqu’elles demandent une revalorisation salariale, les femmes cadres obtiennent moins souvent satisfaction que les hommes.
Près de 38 % des hommes cadres pensent que les écarts femmes-hommes ont diminué ces cinq dernières années dans les entreprises françaises, contre seulement 12 % des femmes.
Une nouvelle légalisation sur la transparence salariale entrera en vigueur en juin 2026
Pour réduire ces inégalités, l’Union européenne a adopté une directive sur la transparence salariale, qui doit être transposée dans le droit français d’ici juin 2026.
Ce texte prévoit notamment un droit à l’information pour les salariés, qui pourront demander à leur employeur le niveau de rémunération moyen pour des postes équivalents.
Mais l’étude de l’Apec souligne un possible frein à son efficacité.
40 % des femmes cadres déclarent ne pas se sentir à l’aise pour exercer ce droit, contre 32 % des hommes. Beaucoup craignent que cette démarche soit mal perçue par leur manager ou leur employeur.
La directrice générale de l’Apec, Laetitia Niaudeau, insiste sur cet enjeu :
« Les chiffres de l’Apec montrent que les écarts de rémunération entre femmes et hommes persistent. La directive sur la transparence peut constituer un levier essentiel pour réduire les inégalités salariales, mais ce nouveau droit ne sera efficace que si toutes et tous se sentent en confiance pour l’exercer. » Elle ajoute également : « Notre étude montre que 40 % des femmes cadres ne se sentent pas à l’aise à l’idée de demander à leur employeur le niveau de rémunération moyen des postes équivalents au leur. Il faut continuer les efforts pour changer les regards et accompagner cette évolution réglementaire par des pratiques managériales et salariales réellement plus équitables. »
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