Quetigny : Les salariés de Sanofi outrés du bonus accordé au nouveau directeur général

Alors que le site quetignois de Sanofi doit officiellement être cédé en avril au groupe Delpharm, le nouveau patron du groupe devrait empocher près de 4 millions d'euros de bonus. Une situation qui fait bondir les responsables syndicaux de Sanofi Quetigny, qui se battent toujours pour leurs conditions de travail.

23 février 2015 à 15h14 par 45

K6 FM

 Apr�s 7 semaines de mobilisation acharn�e, les vacances de No�l avait mis un frein au mouvement des syndicats sur le site de l'usine Sanofi de Quetigny. La centaine de gr�vistes se battaient pour conserver ces acquis sociaux et ces condition de travail, mis en p�ril par la vente de l'usine au groupe pharmaceutique Delpharm.

Malgr� plusieurs tentatives de n�gociation avec la nouvelle direction, aucune garantie �crite n'avaient �t� obtenues.

Cette semaine, Sanofi revient sur le devant de la sc�ne m�diatique, avec la nomination d'un nouveau directeur g�n�ral du groupe : Olivier Brandicourt.

Une nomiation qui ne changera rien selon Lo�c Berland, d�l�gu� CGT de Sanofi Quetigny : "Pour le site de Quetigny, ce n'est plus Sanofi l'interlocuteur mais Delpharm. Le directeur par int�rim nous avait d�j� assur� que la position du groupe concernant la vente des site quetignois et toulousains ne changerait pas. Le DG n'a pas r�ellement de pouvoir, c'est le Conseil d'Administration du groupe qui pilote."

La r�signation laisse cependant place � la col�re lorsqu'on aborde la question du bonus � la signature qu'empocherait M. Brandicourt pour son contrat (selon les sources pr�s de 4 millions d'euros). : "On ne trouve pas d'argent pour les salari�s de Quetigny et de Toulouse, et on file 4 millions � une seule personne ? Ca n'a pas de sens." proteste Lo�c Berland, qui rappelle qu'aujourd'hui, les conditions restent pr�caires sur le site de Quetigny.

 "La direction de Delpharm nous promettait cet hiver que tout irait bien. Hors , nous n'avons toujours aucune garantie sur nos conditions, sur nos premiers salaires (Delpharm prendra officiellement la succession de Sanofi � la signature des ch�ques au mois d'avril NDLR). Sanofi a forc� la vente, et Delpharm nous impose de nouvelles contraintes trop rapidement, la transition est difficile."

Si on sent que l'opposition au projet de cession n'est plus d'actualit�, les salari�s de Quetigny continuent de tirer la sonnette d'alarme, et d'avancer � t�tons. "On a fait appel de la d�cision, et on se bat maintenant pour nos conditions avec Delpharm. Mais voir ce qui se passe � Sanofi, c'est affligeant" conclue le d�l�gu� syndical du site de Quetigny.