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Se chauffer coûte cher aux ménages en Bourgogne-Franche-Comté

14 juin 2019 à 08h38 Par la rédaction
Crédit photo : Photo d’illustration K6FM

Selon un communiqué de l’INSEE publié ce jeudi soir, un quart des ménages de Bourgogne-Franche-Comté sont en situation de vulnérabilité énergétique : en 2015 ils vivaient dans un logement qui, pour être chauffé convenablement, leur imposerait d’y consacrer une part importante de leurs revenus.

La part des ménages vulnérables est plus forte dans notre région qu’au plan national. Le climat est plus froid que dans d’autres régions, particulièrement dans l’est et les zones montagneuses, et le parc de logements est le plus ancien de France et donc moins bien isolé. Les plus vulnérables sont les ménages à faibles revenus, les personnes seules, souvent âgées, les personnes vivant dans de grands logements mal isolés, celles à l’écart des agglomérations.

Dans la région, plus de 290 000 ménages sont en situation de vulnérabilité énergétique : ils doivent consacrer annuellement plus de 8,2 % de leurs revenus pour chauffer convenablement leur logement, ce qui peut les pousser à des arbitrages budgétaires difficiles et les expose tout particulièrement en cas de hausse du prix des énergies. Avec près du quart des ménages concernés, la Bourgogne-Franche-Comté est ainsi la région la plus touchée de France avec Grand Est, très audessus d'une moyenne métropolitaine qui s'établit à 15 %. À l'autre bout du spectre on retrouve la région PACA, 7 %

Un climat froid et des logements énergivores

Le climat régional est l’un des plus froids de France, particulièrement dans sa partie est et ses zones montagneuses. Les logements anciens, moins bien isolés, sont nombreux (encadré) : un tiers des résidences principales de Bourgogne-Franche-Comté ont été construites avant 1946, contre un quart au niveau national. Les maisons, plus énergivores que l’habitat collectif, le sont également (64 % contre 56 %). La Bourgogne-Franche-Comté est ainsi la deuxième région derrière Grand Est où les ménages doivent dépenser le plus pour se chauffer correctement : 1 730 euros en moyenne chaque année contre 1 420 euros en France métropolitaine.

Les faibles revenus, les personnes seules et les familles monoparentales sont les plus vulnérables

Les ménages sont plus ou moins exposés à la vulnérabilité énergétique en fonction de leurs revenus, du mode de chauffage, de l’ancienneté et de la taille de leur logement. Les ménages les plus pauvres sont ceux dont les dépenses de chauffage grèvent le plus le budget. Près de 70 % des ménages vivant sous le seuil de pauvreté sont en situation de vulnérabilité énergétique contre 5 % de ceux dont les revenus sont supérieurs au double de ce seuil. Les ménages se chauffant au fioul sont plus vulnérables, 35 %, que ceux utilisant le gaz de ville, 15 %.

Communiqué de l’INSEE de Bourgogne-Franche-Comté